Les albums Dupuis de Novembre

/ Article - écrit par plienard, le 17/12/2013

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Un rapide aperçu des dernières sorties chez Dupuis juste avant les fêtes.

Vous avez des soucis pour trouver le cadeau idéal juste avant les fêtes ? Et une bande dessinée, c’est peut-être une bonne idée, non ? Chez Dupuis, le panel est suffisamment exhaustif pour trouver son bonheur, pour les petits comme pour les grands.


DR.

 

Zombillénium, tome 3 – note 7/10

Arthur De Pins a donné un autre sens à nos vacances (surtout pour ceux qui vont à Royan) et on regardera à deux fois et d’un autre œil les crabes et autres crustacés depuis sa trilogie La marche des crabes dont l’intégrale est sortie aux éditions Soleil dans sa collection Noctambule (voir aussi son court-métrage La révolution des crabes). Et de trilogie, il pourrait aussi en être question avec Zombillénium (trois albums chez Dupuis), sauf que la série nous promet d’autres albums toujours aussi enchanteur ( ?), machiavélique ( ?), démoniaque ( ?), ensorcelant ( ?).


Surveillez votre langage, que diable !

Petit rappel : Zombillénium est un parc d’attraction tout à fait particulier. Rien à voir avec le fait qu’il se trouve dans le Nord de la France (près de Valenciennes pour être un peu plus précis) mais tout simplement parce que les thèmes du parc sont l’horreur, la peur, le fantastique... Pour preuve la présence de démons volants, de squelettes, de vampires, de sorcières, de loups garous. Mais vous ne risquez rien. Leur contrat leur interdit de mordre, sucer, mutiler ou griffer les visiteurs. Enfin, ça c’était avant l’arrivée de Bohémond Jaggar de Rochambeau, un vampire de Louisiane qui vient seconder Francis, l’actuel directeur.

Une nouvelle crise attend les salariés du parc à thème. Le changement des règles va bouleverser le comportement de chacun et on retrouve les ingrédients de la vie en entreprise à la sauce de Pins avec ses syndicalistes et son comité de direction. C’est assez caustique et on se plait à y voir une critique de la réalité.

 

Godefroid de Bouillon, tome 2 – note 7/10

C’est la dernière histoire belge du moment. Godefroid de Bouillon, tome2 par Servais aux éditions Dupuis reprend le mythe de cette icône historique belge sur deux albums. Il mélange cela avec les retrouvailles entre Benoît et Mady, d’anciens amours de jeunesse pour un album à la fois beau, historique et engagé.


Petite coquine !

Pour la partie historique, vous l’aurez compris, c’est de Godefroid dont il s’agit. Chevalier franc, descendant de Charlemagne, il sera l’une des figures de la première croisade et le premier souverain de Jérusalem (avoué du Saint Sépulcre pour être précis). Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce personnage sans avoir à lire de gros bouquins avec des centaines de lignes et voir de belles images (le trait de Servais, c’est quand même pas mal), ce diptyque est fait pour vous.

Pour la beauté, rien que le fait de savoir que c’est Servais qui en est l’auteur, doit vous rassurer. Vous pouvez être sûr d’y découvrir de fameux paysages dessinés (les paysages de Bouillon sont assez jolis).

Pour l’engagement, il est intéressant de voir ces albums paraître sur ce modèle national qu’incarne Godefroid au moment ou l’unité nationale belge a été mise à mal. On y voit aussi une critique des sentiments communautaristes et plus xénophobes. Servais ne fait pas que des beaux dessins, il fait aussi de la bande dessinée intelligente mais pas pompeuse ou ennuyante. Chacun y verra son plaisir, c’est le plus important.

 

Alter Ego, saison 2, tome 1 – note 8/10

La série événement des éditions Dupuis durant l’année 2011 fut sans doute la première saison d’Alter Ego, une série signée Denis Lapière et Pierre-Paul Renders. 6 albums sur un personnage clé différent à chque fois sur une affaire concernant une connexion extra-biologique entre les êtres nés en même temps avant un septième album venu conclure tout cela en 2012.
Messe basse !
Toute une équipe a été formée pour ces albums, avec des dessinateurs différents pour les décors (Benjamin Benéteau, Luca Erbetta, Marco Paschetta),  pour les personnages (Mathieu Reynès, Efa, Emil Zuga) et les couleurs (Benoît Bekaert, Sébastien Hombel, Albertine Ralenti). La formule était excitante pour le lecteur. Il était possible de découvrir la série à partir de n’importe quel des six premiers albums. À l’image du pitch de la série, chaque album étant lié aux autres.

C’est donc avec une certaine envie que l’on attendait la saison deux d’Alter Ego. Que sont devenus les protagonistes de la saison 1 comme Camille, Park ou Noah ? La théorie Alter Ego est-elle maintenant utilisée à bon escient ?

Comme pour le premier cycle, l’album se concentre sur un personnage, Teehu. On va découvrir ce nouveau personnage qui a un don incroyable, celui de voir les alter-ego des gens qu’elle touche. Mais ce don deviendra une véritable malédiction lorsqu’elle découvre que la santé de Salam, un jeune garçon dont elle s’est prise d’affection, est influencée par celle de son alter ego qui est mal en point. On va retrouver ici, Zélia et Noah, qui ont fondé une communauté, Ridvan garden’s, qui se sont réconciliés (et oui, il faut lire la saison 1 pour connaître leur histoire) pour prôner la paix et l’amour au travers de la théorie Alter ego. Ils y ont accueilli Teehu.

Le thriller tentaculaire recommence avec 3 albums (Délia en février 2014 et Gail en Juin 2014) pour une conclusion en septembre 2014.

 

Seuls, tome 8 – note 8/10

Seuls et contre tous, Dodji et ses amis sont plus que jamais en mauvaise posture. Capturés par d’autres enfants, ils vont devoir prouver qu’ils ne cachent pas parmi eux l’enfant du mal de la prophétie.
C'est pas beau de rapporter !

Mais ils vont devoir aussi montrer qu’ils sont aptes à être libre et à intégrer une des 7 familles. Ils vont pour cela subir des épreuves au sein d’une arène, tels des jeux du cirque. Si Camille, Yvan, Terry, Leïla et Dodji veulent rester ensemble, ils vont devoir les réussir. Mais parmi les jurés des 7 premières familles, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille.

Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti nous entraînent un peu plus loin dans les limbes où la cruauté des enfants se fait de plus en plus jour avec des jeux du cirque particulièrement impressionnants. On découvre aussi pour la première fois la mort réelle de Leïla qui a fait l’objet de nombreuses hypothèses par les fans de la série.

Plus on avance dans la série et moins une issue heureuse semble promise à nos amis. Et pour être honnête, ce n’est pas pour nous déplaire.

 

Stalingrad Khronika, tome 2 – note 6/10


La communication est importante dans un couple.

Franck Bourgeron et Sylvain Ricard signent la seconde partie de Stalingrad Khronika pour la collection Aire Libre de Dupuis. On y retrouve Yaroslav et Simon livrés à eux même dans les ruines de Stalingrad. À la merci du moindre sniper, aussi bien allemand que russe. Ils se font alors intercepter par une patrouille soviétique qui les prend pour des déserteurs et ne croit pas vraiment à leur histoire de film pour Staline.

Au travers de cette drôle d’histoire, on découvre tout le ridicule de la situation soviétique où tout le monde se méfie de tout le monde. La vie devient un marchandage incessant et l’idéologie communiste est bien loin de son idéal et gouvernée par les mesquineries humaines. Le dessin de Bourgeron est assez plaisant et ses cases sans cadre donnent l’impression de feuilleter l’album photo d’une époque pas très enviable.

 


L'hospitalité selon Listbeth.

Millénium, tome 2 – note 7/10

L’adaptation en bande dessinée des romans continue chez Dupuis avec le second tome de Millénium qui reprend le premier roman de Stieg Larsson, les hommes qui n’aimaient pas les femmes. La reprise est signée Sylvain Runberg et José Homs.

Millénium est le nom du journal de Mikaël Blomkvist, dit « super Blomkvist ». Ce dernier a perdu son procès contre l’industriel Wennerström et il en est réduit à enquêter sur la disparition d’Harriet Vanger, il y a 20 ans. La famille Vanger, une puissante famille d’industriel qui a quelques secrets de famille nauséabonds mais qui pourrait aider Mike à se venger de Wennerström. Dans son enquête, Lisbeth Salander, une jeune femme asociale au look de punk mais très douée en informatique, va lui prêter main forte. Ils vont former une paire d’enquêteur assez originale, et très convaincante.

Avec des couleurs blafardes rappelant la lumière blanche des pays nordiques, on plonge dans un univers froid et une histoire suédoise de serial-killer.

 

Petit Poilu, Tome 14 – note 6,5/10

Il est petit, il a un nez rouge. Il nous fait rire, mais il est capable de nous faire pleurer.
On peut applaudir !

Il travaille dans un cirque. Non ce n’est pas d’un clown dont je vais vous parler, mais de petit Poilu. Ce jeune héros, qui en en est à sa quatorzième aventure, se retrouve cette fois au cirque où il va apprendre à faire le clown. Et il va s’apercevoir que cela demande beaucoup de travail et de persévérance. Marcher sur des boules ou sur un fil, jongler, tout cela demande de l’entraînement et il ne suffit pas de mettre un nez rouge ou vert ou de le remplacer par une patate pour faire rire. D’autant que Félicien, le directeur du cirque, ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de ce drôle de personnage. Mais petit Poilu trouvera du réconfort et du soutien auprès de Pignouf le clown et au moindre découragement une photo de sa maman lui réchauffera le cœur.

Une nouvelle aventure, qui donne de l’émotion, dans le monde du cirque ce qui sied bien à l’univers de petit Poilu.

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