Soleil : Elfes T14, Wunderwaffen T9, 1940 Et si la Fance avait continue la guerre T2

/ Critique - écrit par plienard, le 25/07/2016

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Une partie de l’éclectisme de Soleil dans ces trois bandes dessinées.

Wunderwaffen – Tome 9 : Le Visiteur du soir – note : 6.5/10

Richard D. Nolane va jusqu’au bout de son uchronie et voilà que l’homme de l’espace veut permettre aux nazis d’utiliser son arme dévastatrice. Mais il veut rencontrer Himmler en Allemagne. Pendant ce temps, les alliés, malgré les terribles revers, sont en passe de relever le défi des wunderwaffen. Mais n’est-il pas trop tard ?


©Soleil 2016.

Voilà une série très prenante qui n’hésite pas à quelques extravagances  en mélangeant uchronie et science-fiction. C’est plutôt réussi et le dessin de Maza semble prendre son envol un peu plus dans ce neuvième tome. Je reste pourtant un peu dérangé par le fait de mettre des personnages comme Himmler ou les nazis en général au premier plan. Ils ne sont pas présentés de manière positive, bien sûr, mais un étrange phénomène d’attraction-répulsion avec cette série qui nous oblige à aller jusqu’au bout pour connaître le fin mot de l’histoire.

 

 

Elfes – Tome 14 : Le jugement de la fosse – note : 7.5/10

Il n’y a décidemment rien à jeter de cette série qui aligne les albums de qualité comme des petits pains. On revient cette fois sur la race des semi-elfes, qui ont maintenant gagné leur indépendance, créé leur villes, mais gardent pour certains une haine féroce contre les hommes. Ainsi, ??? n’arrive à convaincre le conseil de passer des contrats commerciaux avec des marchands humains. Ces derniers n’entendent pas perdre un tel marché mais les goules de Lah’saa ne sont pas loin.


©Soleil 2016.

Le monde des elfes va-t-il réussir à échapper à l’emprise de la nécromancienne ? AU fil des albums, on peut commencer à en douter et ce n’est pas les humains et les semi-elfes qui se détestent mutuellement qui va arranger les choses. Eric Corbeyran signe un de ses meilleurs récits bien aidé par le talent de dessinateur de Vukic. De la bonne fantasy où les complots et la haine l’emportent sur la raison. Ce n’est pas avec cet album que les fans de la série trouveront un espoir de victoire pour l’univers qu’ils aiment, mais ce n’est pas grave, c’est tellement bon !

 

 

1940, et si la France avait continué la guerre – Tome 2 : Le Sursaut – note : 8/10

C’est avec un titre à rallonge et adapté de deux ouvrages (1940, et si la France avait continué la guerre et 1942, et si la France avait continué la guerre), que Jean-Pierre Pécau et le dessinateur Jovan Ukropina signent une belle surprise aux éditions Soleil.

Tome deux d’un triptyque annoncé le récit vous happe littéralement pour ne plus vous lâcher. Si vous aimez l’histoire et en particulier l’époque de la seconde guerre mondiale, vous allez vous régaler avec cette divagation, cette espèce d’uchronie. Il se dégage un rythme fou de cet album.


©Soleil 2016.

Les français fuient, mais tentent quand même de le faire avec ordre et de sauver ce qu’ils peuvent. Ils essaient de se réunir de l’autre côté de la méditerranée, mais tout les généraux ne sont pas d’accord. Ils doivent aussi faire face aux attaques italiennes et à l’avancée de l’armée allemande. Dans cette ambiance de débâcle, un sentiment d’honneur et de patriotisme avec en fond une histoire d’amour entre Marianne et Yvon, les deux aviateurs.

Une énergie et l’urgence de la situation sont palpables dans cet album et il le doit au dessinateur serbe, Jovan Ukropina, sans doute pas le meilleur pour els personnages, mais pour ce qui est des avions et des batailles aériennes, c’est assez impressionnant. On attend le troisième tome avec impatience.


Les couvertures des 3 albums - ©Soleil 2016.

 

 

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