Wunderwaffen T8, L’épervier T9, Zombies T4

/ Critique - écrit par plienard, le 23/12/2015

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Science-fiction, Corsaires et zombies vous attendent au Soleil pour cette fin d’année.

Wunderwaffen – Tome 8 : La Foudre de Thor – note : 6.5/10

Dans ce tome 8, le contact s’établit entre les forces nazies et l’entité extra-terrestre coincée sous un kilomètre de glace en Antarctique par l’intermédiaire de Murnau. Les nazis vont-ils pouvoir profiter du pouvoir destructeur de ce contact ?


©Soleil édition 2015.

On avance un peu plus dans la science-fiction avec ce nouvel album de Richard D. Nolane. Il y est maintenant clairement question d’extra-terrestre et on s’inquiète du pouvoir qui pourrait être mis à disposition des nazis. D’autant que les alliés ne sont pas au courant de se qui se trame là-bas. La lecture est assez prenante et on s’immerge facilement dans l’histoire. On regrette pourtant le manque de soin apporté par le dessinateur Maza aux visages dans les plans éloignés, l’accoutrement des personnages – ils sont emmitouflés dans des vêtements chauds qui les préservent du froid – ne facilitant pas leur reconnaissance. A l’inverse, sa qualité s’exprime totalement dès qu’il s’agit de mettre en action les fameuses wunderwaffen et autres avions.

 

L’épervier – Tome 9 : Coulez la Méduse ! – note : 8/10

Si vous voulez tenter votre première expérience d’immersion dans les aventures d’un personnage de bande dessinée, je vous propose ce neuvième tome de la série L’épervier de Patrice Pellerin. Et l’expérience est doublement réussie si vous suivez la série depuis le début.


©Soleil édition 2015.

« Mais où veut-il en venir ? » vous demandez-vous. Je veux en venir au fait que l’auteur réussit l’exploit que le lecteur s’identifie totalement à Yann de Kermeur. On comprend sa frustration et sa colère. Au fil des pages, on peste de ne pas voir d’affrontement direct face aux anglais parce que Kermeur fait preuve de retenue. La pression monte petit à petit jusqu’au final : Kermeur enrage, le lecteur avec. Kermeur finit par exploser, le lecteur souffle enfin. On aurait voulu un peu plus de combats mais c'est quand même avec impatience qu’on attend le tome 10.

 

Zombies – Tome 4 : Les Moutons – note : 8/10

Zombies est de retour et avec lui le duo Istin / Cholet qui a prouvé son efficacité. Avec eux, Bastide vient jouer les coloristes et nul ne doute que le travail sera plaisant à l’instar de ce que j’ai pu voir sur Sherlock Holmes Society ou Alice Matheson. Le dernier album faisait office de fin de chapitre alors nous allons attaquer sur une autre cycle avec cet album. Pour rappel, le monde a succombé à un terrible virus d’origine militaire qui a transformé les humains en zombie. Les survivants se sont battus, unis, affrontés, etc. Au terme des trois premiers albums, on apprenait l’existence de territoire qui avait repoussé l’invasion comme l’Islande et sur le sol US où se passe notre histoire, le groupe de l’ouest a rejoint celui de l’est et grâce au signal qui repousse les zombies, un semblant de pays semblait possible.


©Soleil édition 2015.

On débarque trente ans plus tard où un personnage mystérieux nous dit que finalement, rien à survécu mis à part quelques miraculés. Après avoir posé le décor, on repart vingt quatre ans plus tôt soit six ans après le tome trois. On découvre comment s’organise la survie avec tout ce que cela implique de rapport humain. Les enfants des albums précédents sont des adolescents ou de jeunes adultes et c’est également l’occasion d’unir dans cet album, les trames et personnages des albums dérivés. On apprend donc le sort de l’enclave de Genève ou encore celui du roi de la survie en Suède. Cependant, toutes ces retrouvailles ne sont pas joyeuses et le ton est vite donné : le pire est à venir et il y a quelques psychopathes qui sont dans la nature. Deux menaces terrifiantes et un paquet de dégâts dès le début du cycle. Pour les nouveaux perso mis en avant, on a Josh le sauvage, toujours en colère car il comprend que quelque chose cloche dans la façon de survivre, le prêcheur qui va jouer les fous furieux et enfin le jeune Serge. Le gamin a six ans et il est en « communion » avec les zombies, un personnage aux capacités intéressantes qui demande qu’à éclore. En somme, l’histoire nous présente pas mal de chose et on sent que Istin veut pousser ses héros dans leur retranchement. C’est dommage que Josh soit si extrême mais il nous offre de l’action qui est mise en lumière par Cholet. Ce dernier signe un album impeccable et nous avons donc hâte de connaître la suite de cette saga.

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