Les Soleil de Janvier

/ Critique - écrit par plienard, le 24/02/2014

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Un petit patchwork des récentes sorties Soleil.


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Prométhée – note : 7.5/10

La pression monte encore d’un cran dans la série de Christophe Bec et Stefano Raffaelle. Neuvième tome et l’invasion des extra-terrestres se précise un peu plus. Nous sommes le 03 octobre 2019, et dans 3 jours le contact sera effectif et la mort certaine pour des millions d’êtres humains. Telle la gorgone méduse, un simple regard sera mortel. Mais il reste peut-être un espoir.

Premier album en deux parties de la série, cet album ne dénote pas par rapport aux autres. Le suspens reste à son comble. Le traitement cinématographique qui est fait est plutôt agréable. Mensonge gouvernemental, recherche de la vérité, comportement humain, explication scientifique et parallèle mythique, rien n’est laissé au hasard pour scotcher le lecteur. C’est un très bon film, pardon... un très bon livre d’action.

 

Goblin’s, tome 7 – note : 7.5/10


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L’humour est toujours au rendez-vous de cette série conçue par Martinage et Roulot. Les petits êtres verts cherchent cette fois un peu plus de paix, mais au vu de leur réputation et de leur nature belliqueuse, le résultat est toujours le même : destruction et carnage des goblins.

Quelques gags habituels en une page commencent cet album avec le retour du marchand-commercial pour un gag à la conclusion osée. Dans la même veine, les goblins qui se prennent pour des castors ! Et s’ils sont les êtres les plus bêtes qui soient, ils ont pourtant quelques éclairs de génie comme celui du camouflage : le gag des oiseaux est un des plus drôles à mon sens ou encore celui des caméléons. L’album finit par une petite aventure de plusieurs pages dans laquelle les goblins vont devoir sauver le monde d’une invasion zombie. Les auteurs racolent ? Ils ne s’en cachent pas avec le titre indiquant « une dernière histoire de zombies avant que ce ne soit plus à la mode ».

 

Elfes noirs, tome 5 – note : 8/10


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Dernier tome de la série à concept de Jean-Luc Istin et Nicolas Jarry chez Soleil, la dynastie des elfes noirs fait honneur à ses prédécesseurs. On découvre la dernière famille des elfes, celles des elfes noirs. Une race qui n’en est pas vraiment une car elle est maudite et chaque membre,issu des autres familles (elfes bleus, verts, blancs et semi-elfes), a développé le gène noir qui est commun à tous. Un destin sombre les attend alors.

Écrite par Marc Hadrien et dessinée par Ma Yi, on découvre le jeune elfe bleu, Gaw’er, plein de vie mais aussi aux réactions parfois violentes. Et ce que redoutait son père, arriva un jour. Un maître elfe noir vint chercher l’enfant pour l’éduquer comme il se doit. Gaw’er va devenir Gaw’yn et découvrir le terrible secret du destin de cette race.

Outre le scénario impeccable de Marc Hadrien, avec ce côté Harry Potter qui tomberait du côté obscur de la force, les auteurs arrivent à nous faire garder un minimum d’empathie pour le personnage principal. Le dessin de Ma Yi est tout simplement magnifique. Le Poudlar des elfes noirs ressemble à Minas Morgul. Un mélange de nombreuses influences qui fera rêver de nombreux lecteurs, ceux sensibles à tout ces univers comme les autres.

Et on peut se réjouir par avance car une suite est d’ors et déjà prévue dès le mois de Juin 2014 avec à nouveau un album par race.

 

Plonéïs l’incertain – note : 7/10


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Plonéïs est le nom du héros. Plonéa est le nom de l’héroïne. Frère et sœur donc ? Pas vraiment. Les deux sont en fait un seul et même personnage. Le premier étant transformé en la seconde par Madame Lyrä ; la maitresse d’une maison de passe renommée. Comment va-t-il (elle ?) retrouver son intégrité physique ? Vous le découvrirez en lisant ce one-shot de Christophe Arleston et Jean-Luc Sala  pour le scénario et Éric Hübsch (le chant d’excalibur) pour le dessin.

Arleston, un peu de pouvoir magique, une fille sexy sur la couverture, on est bien de retour sur Troy avec la série thématique que l’on pourrait appeler Les légendes de Troy. On est cette fois en 3623, sur une histoire plutôt légère avec l’humour qui caractérise habituellement cet univers et un sujet qui résonne de façon impromptue avec l’actualité : l’identité sexuelle. Plus globalement et en filigramme, il y est question du traitement des femmes avec Lyrä qui transforme les hommes pour se venger de ce qu’ils lui ont fait subir. C’est traité légèrement et superficiellement, bien sûr, l’humour des situations venant enlever toute lourdeur au propos.

 


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Aéropostale, Mermoz – note : 6.5/10

L’aéropostale fut une incroyable aventure humaine pour bon nombre de pilotes devenus maintenant des légendes. Le duo Christophe Bec et Patrick Dumas nous proposent déjà le second tome et après Guillaumet, nous allons vivre un épisode de la carrière de pilote de Jean Mermoz.

Un épisode ? Ce n’est pas réellement exact. L’album va revenir sur deux épisodes de sa carrière à l’aide de flash-back. L’aviateur et son équipage, le radiotélégraphiste Léopold Gimié et le navigateur Jean Dabry, doivent affronter, à bord d’un Laté 28 baptisé Le comte de Vaux,  un « pot noir », une grosse dépression de nuages noirs et dans lesquels il fait une chaleur infernale. Chaleur qui va lui rappeler une autre péripétie dans le désert du Sahara.

S’il fut un des fondateurs du parti socialiste français en 1936, Jean Mermoz est aussi célèbre pour être une figure légendaire de l’Aéropostale. Si l’album est superbement dessiné avec quelques belles pages, l’album souffre un peu d’un réel manque de suspens. On suit les aventures de l’aviateur avec admiration plus dans un esprit pédagogique qu’autre chose.

 

Les brumes d’Asceltis, tome 6 – note : 6.5/10


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Le duo Nicolas Jarry et Lucio Leoni signent leur second album et le sixième de la série Les Brumes d’Asceltis.

Elya et son frère sont à la poursuite des ravisseurs de leur mère. Aka l’oslan – sorte de nain aux oreilles pointues – Nuhi la fée et la femelle Galea cherchent à protéger le bébé de chasseurs menés par des prêtres Kahons. Les chemins de ces deux groupes ne sont  pas les mêmes, mais la destination risque bien d’être identique. Ainsi, ce sixième album, au titre de Convergence, porte bien son nom. Les nouveaux personnages se mettent peu à peu en place et commencent à prendre de l’ampleur. La nouvelle intrigue initiée au tome 5 commence aussi à s’éclaircir.

 Un bon album que les fans de la série apprécieront. Pour les autres, s’ils trouveront l’album intéressant et très bien dessiné par Lucio Leoni, la méconnaissance de cet univers pourrait apparaître comme un obstacle qui ne pourra être franchi qu’en découvrant les autres tomes. En même temps, il n’y en a que 5 !

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