Soleil : Brocéliande, Elfes T18, Maitres inquisiteurs T7, Aéropostale T5

/ Critique - écrit par plienard, le 01/11/2017

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De l'héroïc-fantasy et un aviateur, cherchez l'intrus ...

Elfes - Tome 18 : Alyana - note : 7/10

Si la série Elfes est sans doute la plus belle et la plus intéressante série d'héroïc fantasy de ses dernières années, ce tome 18 vient un peu doucher nos ardeurs et nos élans enthousiastes. La faute a un récit dense mais extrêmement confus qui laisse le lecteur dans l'interrogation.


© Soleil 2017.

 On ne comprend pas bien l'objectif de cet album qui joue sur deux tableaux : une fois il laisse entendre une terrible menace, de l'autre une chance exceptionnelle. Alyana est-elle cette chance ou cette menace ?

Alyana n'est pas une elfe comme les autres. En elle coule le sang de cinq familles (bleu, blanc, vert, noir et rouge). Sa naissance est d'ailleurs un événement auquel tout le règne animal est venu rendre hommage. Le roi lion chez les elfes, en quelque sorte. Mais cette naissance fait peur. L'enfant parle aussitôt et grandit très vite. Dotée de pouvoirs extraordinaires pour son âge, les elfes redoutent son ascendance (une part de la nécromancienne Lah'saa est en elle). Et ce doute se transmet au lecteur. Que penser d'elle ? Un doute renforcé par ce qu'elle va provoquer en ouvrant la porte à des créatures d'un autre temps.

Et c'est à partir de ce moment que cela va devenir confus, voire obscure.  La transition est un peu abrupte et on a un peu de mal à comprendre ce qu'il se passe. La faute, peut-être, à un manque d'explications claires. Mais aussi à un dessin extrêmement complexe à appréhender dans le nouveau monde. La séquence avec les araignées est trop difficile à comprendre. Qu'est ce qui fait peur à Alyana ? D'où vient le danger ? Où se trouvent Alyana et son compagnon d'infortune ?
On n'aura pas toutes les réponses à nos questions et on perçoit qu'un nouveau cycle démarre et consacré à Alyana.

 


L'aéropostale, des pilotes de légende - Tome 5 : Mermoz, livre II - note : 6,5/10

Mermoz, le retour ! Avec ce cinquième tome d'Aéropostale, aux éditions Soleil, on retrouve l'aviateur Mermoz pour un nouveau récit de ses exploits accomplis avant celui de sa traversée de l'Atlantique (voir tome 2).


© Soleil 2017.

 Ici, Mermoz et son mécanicien ont atterri en catastrophe à cause d'une panne mécanique. Rien de bien extraordinaire pour ce pilote de légende, charmeur et "courageux, tenace, révolté, à la beauté insolente et à la force prodigieuse". Mais nous sommes à la veille de Noël et il faudra attendre les secours pour le lendemain. c'est l'occasion pour les deux compères d'ouvrir la caisse de champagne à disposition et de raconter ce qui a fait la légende de cet "Hercule" du vingtième siècle.

Ce nouveau tome sur Mermoz est dans doute celui qui fait réellement prendre conscience de la vie d'aventurier de ces pilotes qui ont vécu des situations tout à fait extraordinaires au péril de leur vie. Le récit de Christophe Bec, superbement mis en images par Bernard Khatttou est une suite de (més-)aventures et dresse le portrait d'un homme tout de même hors-du-commun.


Maitres Inquisiteurs - Tome 7 : Orlias - note : 8/10

Après avoir pratiquement détruit l'ordre des maîtres inquisiteurs, et il est temps de le reconstruire avec de nouveaux mages. Mais il faut pour cela les former. Maître Orlias se rend ainsi à la forteresse de Yagoss où de jeunes mages ont été mis à l'isolement. Ils ont été incapables de contrôler leur pouvoir naissant et ont provoqué des drames. Orlias vient leur offrir une seconde chance en leur redonnant confiance.


© Soleil 2017.

 Un maître, un duo d'auteur. Ici, Sylvain Cordurié (qui a signé le tome 5 de la série) et Andréo Cuneo démarrent un nouveau cycle de cinq tomes avec un mage (Orlias) bien sympathique, prêt à se sacrifier pour l'ordre mais aussi pour ces jeunes gens qu'il est venu aider.

On a toujours le même fonctionnement dans le récit : un narrateur qui expose les faits (ici l'elfe Gal'ween) avec un côté métronome et sans réel sentiment exprimé qui correspond bien à cette race.

L'intrigue est plutôt agréable avec un final explosif et est dégagé du poids pesant que le premier cycle a pu connaître, celui du crossover, le lien qui parcours chaque tome jusqu'au final. Un album qui apparaît autonome et qui montre tout le parcours qu'il reste à gravir pour refonder un ordre digne de ce nom.

Brocéliande, forêt du petit peuple - Tome 2 : Le château de Comper - note : 7/10

Brocéliande est une nouvelle série des éditions Soleil, dans leur collection Soleil Celtic, consacrée, comme son titre l'indique, à la forêt  de Brocéliande, mais pas uniquement, puisqu'il est aussi question de ses habitants légendaires (fées et autres gobelins). Sept albums sont annoncés avec quatre équipes d'auteurs. Ici Stéphane Betbeder et Paul Frichet composent le duo pour cette histoire d'amour et de haine entre le petit peuple et les mortels humains.


© Soleil 2017.

 Une route va être construite en travers de la forêt de Brocéliande. Pour endiguer cette cicatrice, la gardienne va ensorceler le maître du château de Comper. Un changelin va naître de cette union et sera interverti avec le jeune héritier du châtelain. Un changement qui va bouleverser la vie de ces deux êtres et de leurs proches.

Les auteurs ont déjà collaboré ensemble sur Inlandsis et nous offrent ici une histoire somme toute assez classique entre deux êtres que tout oppose, une union contre-nature entre une fée et un être humain. L'histoire classique de Roméo et Juliette sur fond de mythologie bretonne qui marche assez bien et donne un dénouement plutôt positif.

Un album agréable et superbement dessiné par Paul Frichet.


Les couvertures des 4 albums - © Soleil 2017.

 

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