Soleil : Elfes, Siorn, Samurai et Troie

/ Critique - écrit par plienard, le 29/08/2014

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2, 3, 6 et 9. Ce ne sont pas les derniers numéros du loto mais ceux des derniers albums de quatre séries chez Soleil.

Elfes, tome 6 – note 8.5/10

Attention, si la série-concept Elfes, la première du genre chez Soleil, était exceptionnelle de qualité dès son premier cru, le second qui débute annonce encore une bonne année.

Petit rappel : Elfes, c’est cinq albums pour cinq familles (elfes bleus, blancs, verts, noirs et semi-elfes), un par famille d’elfes avec des auteurs différents à chaque fois.


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Au vu du succès et de la qualité du premier cycle, les auteurs reviennent pour une deuxième tournée. On retrouve Jean-Luc Istin et Kyko Duarte pour le deuxième album sur la famille des elfes bleus. On avait aimé le premier album, fait des éloges sur les auteurs. Et bien, c’est encore mieux. Une petite chose à redire peut-être : celle de tomber dans le thème à la mode. Mais c’est vraiment pour trouver la petite bête et ne pas mettre la note parfaite. Quel thème alors vous demanderez-vous ? Je vous laisse le découvrir en parcourant l’album pour ne pas gâcher une partie du plaisir.

Aspen est une ville humaine du Nord. Son roi, Dhelyos, demande de l’aide à Aamnon, le roi des elfes bleus du Nord. La nuit, ses guerriers disparaissent les uns après les autres. Rien ne semble pouvoir arrêter cette hécatombe. Aamnon décide d’envoyer Lanawyn qui va s’entourer d’une petite équipe allant de l’homme Turin jusqu’à l’ork nécromancien Nerrom en passant par la fine fleur des elfes bleus que sont Oriann un guerrier hors-pair, le couple de chasseurs Athé’non et Valamen ainsi qu’une prêtresse de l’eau des sens Laewyn.

 

Siorn, tome 2 – note 6.5/10

Avec ce second et dernier tome, Sébastien Viozat met fin à une histoire violente, abrupte, mais qui n’est pas dénuée de qualités et d’intérêts.


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Siorn, un barbare nosvar a rempli sa mission pour la perfide Ysbel. Après l’avoir empoisonné, elle lui a demandé la tête d’Olshorn, son frère, pour régner seule sur son peuple. Il lui a ramené dans un sac mais elle ne va pas honorer son pacte. Loin d’être dupe, il a cependant prévu une riposte. En plus de cela, il va falloir sauver la ville de Shumshavar contre son peuple Nosvar et celui qui le dirige, son ennemi de toujours, Kostrok.

L’album est assez dur et n’a sans doute pas rencontré le succès attendu. On peut quand même se réjouir que les éditions Soleil éditent ce second et dernier tome car ce diptyque mérite plus qu’un succès d’estime. Il a un côté Conan le barbare qui n’est pas déplaisant et les trahisons et les retournements de situations qui sont présents donnent du volume au récit. Le dessin de Tanco Morgann n’est pas sans rappeler le trait d’Éric Herenguel en plus épais. Il manque l’humour pour retrouver l’atmosphère de Krän.

 

Samurai, tome 9 – note 8/10

Alors que les éditions Dupuis proposaient un nouvel album de Kogaratsu (tome 13), les éditions Soleil n’étaient pas en reste avec le neuvième tome de Samurai. On y retrouve la même atmosphère de japon médiéval et de bushido mais là où la première série y allie une certaine poésie, la seconde fait plutôt le pari de l’occulte et de la virilité.


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Il est vrai que la série de l’éditeur toulonnais apparaît plus violente avec un soupçon de fantastique mais on retrouve des pratiques identiques comme cette coutume de retenir prisonnier les enfants pour que leurs parents s’acquittent bien de leurs dettes.

Takéo et son frère Akio ont été faits prisonniers par le seigneur Ogomo qui a besoin d’eux pour approcher l’empereur. Je vous rappelle que les deux frères ont leur tête mise à prix. Cette mésaventure va être l’occasion d’en savoir un peu plus sur le passé de leur famille.

Si les intrigues de Jean-François Di Giorgio sont dignes d’intérêt, le plus de cette série est bel et bien le dessin de Frédéric Genêt : un trait fin, précis, comme exécuté au sabre.

 

Troie, tome 3 – note 6/10

La série Troie, aux éditions Soleil, continue son petit bonhomme de chemin. Le tome vient de paraître et ses auteurs, Nicolas Jarry (scénario) et Erion Campanella Ardisha (dessin) poursuivent leur adaptation du mythe de la guerre de Troie.


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La guerre de Troie n’a pas encore commencé. Agamemnon et sa flotte sont bloqués par la volonté de Zeus. Hélène et Paris ont rejoint Troie ce qui ne réjouit guère le roi Priam. Achille, accompagné de Chiron et Hécade, naviguent vers Samothrace pour empêcher ce qui peut l’être. L’Égypte est en passe d’être détruite par une ombre mystérieuse qui a déjà anéanti l’empire Hittite.

Les auteurs adaptent l’Histoire avec la mythologie et mélangent les divinités grecques aux hommes pour un récit assez compliqué pour les profanes. Une nouvelle vision de la guerre de Troie où les hommes sont les jouets des dieux, à première vue. Mais la capacité humaine à réagir est bien connue et on attend de voir comment Nicolas Jarry va faire évoluer les choses. Le dessin d’Erion Campanella Ardisha est impeccable, peut-être un peu trop lisse. Mais il donne un style et une atmosphère grecque assez convaincante.

Une bonne série pour ceux qui aiment se triturer l’esprit avec les divinités et les demi-dieux grecs.

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