Soleil : Merlin T12, Les naufragés d’Ythaq T14, Prométhée T14, Le sang du dragon T11

/ Critique - écrit par plienard, le 21/12/2016

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On s’attaque ici à quelques séries bien installées qui dépassent facilement les 10 albums. Et ce n’est pas fini.

Merlin – Tome 12 : La reine de sang – note : 7/10

Nicolas Jarry et Eric Lambert signent le douzième épisode de la série Merlin. Un album consacré essentiellement à Arthur et à Ahès qui vont chacun prendre le pouvoir de leur côté. Si Arthur fait preuve de clairvoyance et de subtilité, Ahès n’hésite pas à utiliser la brutalité et le meurtre. Entre ces destins parallèles, Merlin apparaît perdu, n’étant plus totalement maître des enjeux qui se jouent. Quant à Morgane, elle comprend qu’elle est enceinte et veut connaître le père de son enfant – elle était sous l’emprise d’Ahès au moment de la conception -. La réponse sera douloureuse.


©Soleil 2016.

Les protagonistes qui composent le tableau de la légende arthurienne et de la table ronde prennent peu à peu place dans cet album. Nicolas Jarry reprend la série de main de maître après 11 albums de Jean-Luc Istin avec une gestion impressionnante des personnages : lutte de pouvoir, amour, et des femmes qui ne s’en laissent pas compter. Quant à Eric Lambert, il reste fidèle à son talent avec un dessin qui exprime bien la sensualité des femmes et la violence des hommes.

  

Les naufragés d’Ythaq – Tome 14 : Le joyau du génie – note : 7.5/10

Le duo composé par Christophe Arleston et Adrien Floch – trio si on compte le coloriste Claude Guth – sort son deuxième album à deux mois d’intervalle. Après le premier tome de la toute nouvelle série Sangre, ils reprennent leur série les naufragés d’Ythaq avec un quatorzième album. C’est l’occasion de retrouver Narvarth, Granite et Danaëlle prisonniers des Makis du château de Roc-Aigre sur la planète Glèbe. Des sortes de gros pandas aux mœurs guerrières bien établis et qui ont besoin d’eux pour réparer un glisseur et leur permettre de prendre l’avantage dans leur guerre contre les châteaux adverses. Mais nos trois amis n’ont qu’une envie, se faire la belle ! Une envie qui sera sanctionnée par l’ablation d’un membre inférieur dès leur première tentative.


©Soleil 2016.

C’est de l’aventure pure et dure que nous propose encore les auteurs. De l’aventure, ponctuée par les problèmes de couple que rencontre Narvarth et Granite : le premier s’étant laisser séduire par la vénale Callista qui est maintenant sous l’emprise du monstre Sarkh’un.

Si la série n’a pas eue le succès de son alter-ego Lanfeust, on peut cependant affirmer que ce second cycle reste aussi prenant que le premier et qu'ele va crescendo.

 

Prométhée – Tome 14 : Les âmes perdues – note : 6.5/10

On a laissé un monde dévasté dans le tome 13 mais aussi une équipe qui a voyagé dans le futur et qui est revenue dans le passé – en 1959 – et qui tente de convaincre les scientifiques du projet Montauk de la véracité de leurs révélations.


©Soleil 2016.

Dieu que cet album est compliqué à suivre. Christophe Bec continue cette histoire captivante mais on se perd dans les méandres des différentes époques qui y sont représentées. On ira ainsi en 1987, 2008, 2012, en Grèce antique en 416 avant JC, en Phénicie en 332 avant JC, en 1838, un petit tour en 2019 pour repartir en 1959. On passe ainsi d’une époque à une autre sans transition aucune ce qui apparaît au début difficile à suivre. Il faudra bien avoir réussi à aller jusqu’au bout pour comprendre l’ensemble et entrevoir où Christophe Bec cherche à nous emmener. Mais il est vrai aussi qu’on commence à vraiment apprécier l’album quand on arrête de voyager à travers le temps et qu’on se pose en 1959 et que des explications arrivent. Explications qui sont scientifiques et peuvent être complexes si vous n’avez pas une certaine empathie pour les théories de voyage dans le temps.

Stefano Raffaele continue de faire sa bande dessinée dans un esprit cinématographique ce qui n’est pas déplaisant, bien au contraire et donne aux cases plus de force.

 

Le sang du dragon – Tome 11 : Tu es ma chair – note : 7.5/10

Hannibal Merriadec est à la poursuite de Vasquez et des espagnols qui recherchent une mystérieuse cité d’or et guidés par un sorcier puissant. Accompagnez de sa fille, Lilith, capable de commander les morts, c’est une chasse aux espagnols qui s’organise. Mais peut-il faire totalement confiance à sa fille ?


©Soleil 2016.

C’est un album qui ne laisse pas de marbre que ce tome 11. Le lecteur est balloté d’un camp vers l’autre, entre coups fourrés et traquenards de chaque camp. Si les espagnols semblent avoir un coup d’avance, c’est mal connaître le machiavélisme d’Hannibal Meriadec, fort du pouvoir qui le rendant invulnérable et qui le pousse à aller droit vers le danger sans rien craindre. La présence de sa fille laisse pourtant planer le doute.

Jean-Luc Istin et Stéphane Créty signent un album impressionnant, tant dans le déroulement des événements que dans leur représentation. Le doute laissé par la  possible trahison de la fille de Meriadec, l’assurance de chaque camp à avoir la meilleure option, le déferlement de violence laissent le lecteur dans une incertitude jusqu’au bout. Une montée dans l’horreur est aussi opérée qui donne au récit un coté sensationnel supplémentaire, mis en valeur par le découpage et le dessin de Stéphane Créty.


Les couvertures des 4 albums - ©Soleil 2016.

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