Spécial Christophe BEC avec Eternum T1 et Prométhée T12

/ Critique - écrit par plienard, le 03/07/2015

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Un mois de Juin sous les feux de la rampe pour Christophe Bec avec deux séries de science-fiction après Sanctuaire genesis chez les humanos : la fin de Prométhée chez Soleil et le premier tome de Eternum chez Casterman. Deux séries pas si éloignées que ça.

Eternum – Tome  1 : Le sarcophage – note : 8/10

Nouvelle série de science-fiction, Eternum ravira sans doute bon nombre de fan du genre. On y retrouve un mélange d’Alien , Battlestar galactica, Star wars, Dune ... pour un premier album de suspens tendu, et qui laisse l’eau à la bouche. Avec un héros en particulier, le contenu d’un sarcophage qui semble mortel pour l’humanité.


©Casterman édition 2015.

Chez Christophe Bec, la phrase qui veut que la femme soit d’avenir de l’homme n’a pas cours ici. Car dans son histoire, prévue en trois tomes, il semble bien que le genre féminin en soit le passé, malgré sa perfection, mais surtout il apparaît comme la fin brutale de l’homme.

Nous sommes à l’aube du XXIVème siècle. L’humanité a conquis l’espace pour subvenir à ses besoins. Et lors d’une extraction dans une mine de la lune minière d’Aldéman, un sarcophage est découvert. Une équipe scientifique est alors dépêchée pour ouvrir le tombeau mais lorsqu’elle arrive, il n’y a plus un seul survivant.

Le dessinateur de cet album est Jaouen. Une "vieille" connaissance de Christophe Bec puisqu’il a entre autres signé les couvertures du troisième tome de Sarah aux humanoïdes associés, et dessiné le premier tome de Carthago adventures. Un dessin et surtout un découpage très moderne en parfaite adéquation avec l’histoire. L’absence de réel personnage-clé accentue la sensation de drame inéluctable pour l’espèce humaine.

Il reste deux tomes pour savoir si cela est vrai. Mais peut-être qu’à l’instar de Prométhée, l’aventure continuera plus loin (?).

 

Prométhée – Tome 12 : Providence – note : 7/10

L’ambitieuse série de Christophe Bec, aux éditions Soleil, prend fin ici avec ce douzième album. Une série marquée par le dessin très cinématographique de Stefano Raffaele (bien qu’il n’ait pas dessiné tous les albums) et par ses personnages –  on a pu y reconnaître bon nombre d’acteurs américains – mais aussi par son découpage et son dessin. Ce dernier tome ne fait pas exception à la règle.


©Soleil édition 2015.

L’humanité est à la fin d’un cycle. C’est ce qu’on décidait les extra-terrestres. En ne partageant pas les secrets distillés de-ci de-là par nos créateurs E.T., les dirigeants du monde ont signé l’arrêt de mort de notre espèce. Les aliens ont donc débarqués, non pas par l’espace, mais par les océans. La surprise est totale et leur nombre trop important pour que les armées humaines puissent les arrêter.

La guerre des mondes, selon Christophe Bec, prend fin avec le génocide de l’espère humaine. Avec son côté mystico-philosophique, on ne s’en émeut pas vraiment. L’auteur s’est bien gardé de créer un quelconque personnage auquel le lecteur aurait pu s’identifier et éprouver une quelconque empathie. On comprend, voir on acquiesce la solution finale des E.T. On n’a que ce qu’on mérite ! C’est cruel. Mais il reste un espoir que les quelques survivants aient compris eux-aussi et qu’ils créent un nouveau monde ... meilleur (?). Mais ça c’est pour l’avenir et une suite (?).

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