Dargaud : Boule & Bill T41, Le Loup en slip T5, Le Scorpion T13, Les vieux fourneaux T6

/ Critique - écrit par plienard, le 14/12/2020

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Humour, tendresse, aventures ...

Le loup en slip - Tome 5 : Le loup en slip passe en froc - note : 7/10

Le loup revient de vacances et s'aperçoit avec surprise que tous les animaux de la forêt sont en slip. Un slip blanc à rayures rouges. De la marque Le slip Dulou ®. Tout ce qui faisait son identité est ainsi dévoyée par le marketing et la mode. Il décide de brûler ses slips et d'enfiler un pantalon.


© Dargaud 2020.

 

Sommes-nous ce que nous portons ? Ce cinquième tome du Loup en slip s'attaque à la tyrannie de la mode, à la consommation excessive et la question de l'identité et d'avoir la même chose que son voisin. L'uniformisation y est dénoncée avec humour par les auteurs des vieux fourneaux, Wilfrid Lupano et Paul Cauuet, dessinée par la talentueuse Mayanna Itoïz qui est la créatrice de ce personnage du loup avec un slip pour le rendre moins effrayant.

 

Les vieux fourneaux - Tome 6 : L'oreille bouchée - note : 8/10

Dans ce sixième tome, Pierrot, Antoine et Mimile se retrouvent en Amérique du Sud, en Guyane très exactement. Un continent qui correspond au sixième tome de Tintin dans l'oreille cassée. Est-ce alors une coïncidence de titrer cet album l'oreille bouchée ?


© Dargaud 2020.

 

À l'exception de voir en ces trois personnages des révolutionnaires en puissance (comme le général Alcazar ?), on peut affirmer que l'allusion s'arrêtera là. Et que c'est bien la couverture et sa couleur verte qui nous donne une indication sur le sujet de cet album : l'écologie.

L'argent ne fait pas le bonheur, en tout cas, il pollue ! Bien qu'il soit un produit naturel, l'or n'a rien de propre et les vieux fourneaux sont là pour nous le rappeler. Alors sont-ils en marche pour démarrer une révolution écologique ? Rien n'est moins sûr. Mais cela commence dans les toilettes d'un café parisien avec son detecteur de mouvement. Le début d'une révélation pour Pierrot ?

Nouvelle dénonciation pour la société de consommation dans laquelle nous vivons, avec démonstration et chiffres à l'appui. Et on se sent tous concernés, car qui n'a pas un petit bijou en or ou plaqué or ? À en être nauséeux, comme Antoine!

Encore heureux qu'ils nous fassent rire, parce qu'on pourrait croire qu'on nous accuse d'être responsable de cette pollution. Merde alors !

 

Le Scorpion - Tome 13 : Tamose l'égyptien - note : 7/10

C'est un tout nouveau Scorpion qu'on découvre avec ce treizième tome de Stephen Desberg aux éditions Dargaud. Et cela pour plusieurs raisons.


© Dargaud 2020.

 

On démarre tout d'abord un nouveau cycle de deux albums entre Cracovie, Istanbul et Alexandrie, à la recherche d'un mystérieux trésor et surtout à la poursuite de Mejaï et de l'enfant qu'elle aurait caché au Scorpion. Sur son chemin, le héros va rencontrer une mystérieuse femme, la sabbatéenne, et s'opposer au "cosaque juif".

Un nouveau cycle pour un nouveau dessinateur. Luigi Critone (Je François Villon) a la dure mission de faire oublier Enrico Marini. Chose impossible en l'occurrence. Mais les personnages ont vieilli. Les envies ne sont plus les mêmes. Mejaï est mère. Le Scorpion est nostalgique du passé. Les aventures précédentes ont eu raison de leur fougue. Et le nouveau dessinateur arrive dans ce moment de leur vie pour offrir une autre vision de leurs aventures. Ce n'est pas du Marini, c'est du Critone. Mais on n'y perd pas au change.

 

Boule & Bill - Tome 41 : Bill se tient à Caro - note : 8/10

Déjà 41 albums que les personnages de Roba nous amusent, divertissent et émeuvent parfois. Les nouveaux auteurs, Cazenove et Bastide, parviennent à prolonger le plaisir de lire cette série Boule & Bill qui a 60 ans existence.


© Dargaud 2020.

 

Et c'est avec une couverture émouvante où Bill étreint affectueusement Caroline sur un lit de fleur et un sous-titre amusant jouant sur le nom de la tortue qu'on démarre agréablement la lecture de ce volume. La part belle est faite sur la relation entre Caroline et Bill faite de connivence et de complicité, voire même d'amour. Elle le soutient quand il se plaint de ses maîtres (p33), s'inquiète d'être elle aussi soumise aux verdict des notes (p21), amoureuse de Bill déguisé en policier, a une idée bien précise pour se promener avec Boule et Bill ... Et Bill n'est pas en reste et est prêt à tout pour montrer son affection pour la tortue. Mais il faudra aller jusqu'à la dernière page qui arrive toujours trop vite pour le savoir.

46 pages de bonheur et de bons sentiments. Et en ce moment, cela n'a pas de prix !

 


Les couvertures des 4 albums - © Dargaud 2020.

 

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