Delcourt : Jour J T26, Je François Villon T3

/ Critique - écrit par plienard, le 16/12/2016

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Quel est le point commun entre le tome 3 de l’adaptation du roman de Jean Teulé et le vingt-sixième album de la série d’uchronie Jour J ? François Villon lui-même !

Jour J – Tome 26 : La ballade des pendus – note : 7.5/10

La série Jour J c’est l’histoire de toutes les uchronies possibles et imaginables. C’est ainsi que pour cette histoire, on a l'ambassadeur du Mali, Mansa Moussa, qui débarque dans le Sud de la France en grandes pompes, escorté par son armée d’amazones. Mais c’est une France méconnaissable qui l’accueille. La grande peste a fait des ravages et a eu raison de la chrétienté. Un nouveau culte, celui du dieu vert, est en passe de la supplanter. Pour l’heure c’est le trône de France qui est en jeu et l’ambassadeur du Mali vient influencer la désignation du futur souverain. Et alors que son escorte se fait attaquer sur les chemins menant vers Paris, une compagnie de mercenaires vient leur prêter main forte. Elle est conduite par une certaine Jeanne.


©Delcourt édition 2016.

Puisant dans les réserves de la vraie Histoire, Jean-Pierre Pécau et Fred Duval signent un récit original, se permettant de remettre en question certaines valeurs. Ici, les armées sont belles et bien commandées par des femmes : Jeanne commandant les mercenaires et Innapa la chef des Amazones. Leur présence et leur relation apportent du piment à l’histoire. Il y est bien sûr question de pouvoir et de trahison, mais aussi d’honneur. Sur ce dernier point on reste un peu sur notre faim.

Un mot enfin sur le dessin de Lajos Farkas, un dessinateur hongrois qui a récemment signé les deux premiers albums de la série Rédemption chez Soleil, déjà un récit historique, en plein moyen-âge. On retrouve ici son style propre et bien travaillé. Un dessin agréable.

 

Je, François Villon – Tome 3 : Je crie à toutes gens merci – note : 7.5/10

Fin de la vie mouvementée et brève du poète François Villon avec le troisième tome chez Delcourt de l’adaptation du roman de Jean Teulé : je, François Villon par Luigi Critone.


©Delcourt édition 2016.

L’ennemi héréditaire de François Villon, l’évêque d’Orléans Thibault d’Aussigny va une nouvelle fois se retrouver sur sa route. En fuyant une troupe de gens armés, le poète se retrouve dans la prison de Meung-sur-Loire, entre les mains même de l’évêque. Torturé pendant des jours, le poète devra son salut à sa renommée arrivée jusqu’aux oreilles du nouveau roi de France. Mais l’homme n’est plus que l’ombre de lui-même.

Après avoir fait subir les pires atrocités aux gens qu’il aime, c’est maintenant à son tour. Luigi Critone n’ira pas jusqu’à nous montrer des scènes de tortures, il n’en a pas besoin. La suggestion de son dessin et des dialogues suffissent à eux-mêmes. On voit physiquement son personnage diminué au fil des pages avec des dessins de toute beauté, notamment dans la première partie de l’album.


Les couvertures des 2 albums - ©Delcourt édition 2016.

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