Dargaud : Boule et Bill T37, le loup en slip, Pico Bogue T9

/ Critique - écrit par plienard, le 14/12/2016

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Que des valeurs sûres chez Dargaud avec un nouveau Boule et Bill, un nouveau Pico et un loup en slip par l’auteur des vieux fourneaux.

Boule et Bill – Tome 37 : Bill est un gros rapporteur ! – Tome : 6.5/10

La série Boule et Bill est une des séries qui reste indémodable au fil des années et ce, malgré le changement d’auteurs. Jean Roba (1930 – 2006) créa la série avec une première aventure parue le 24 décembre 1959 dans le Journal de Spirou, puis Laurent Verron à partir de 2003 reprendra le flambeau pour le dessin jusqu’au tome 36 avec de nombreux scénaristes. Place maintenant à un nouveau dessinateur, Jean Bastide (La guerre des Sambre, Notre Dame) et au scénariste Christophe Cazenove (Les sisters, Mes cop’s) qui réussissent à garder l’ADN de la série.


©Dargaud édition 2016.

On y retrouve l’espièglerie de Bill, les situations cocasses, la difficulté d’inviter une copine ou ces déclarations d’amour incessantes entre les personnages (entre Caroline et Bill notamment). Cet album respire la joie de vivre et le respect. Et cette manière qu’ont les personnages à regarder le lecteur pour le prendre à partie. On se sent comme un copain (ou une copine). On fait partie de la famille en quelque sorte.

Et si Boule et Bill nous font signe en fin d’album, c’est bel et bien pour nous dire à bientôt car on n’a pas envie de quitter de tels amis si sympatiques.

 

 

Le loup en slip – note : 7/10

Dans la bibliographie des contes pour enfants, le loup a souvent le mauvais rôle. C’est l’incarnation du Mal voir de la Mort. Dans le nouvel album de Wilfrid Lupano, les habitants de la forêt se servent d’ailleurs de cette mythologie et de la peur que le loup inspire pour faire du commerce et manipuler le monde. Mais quand celui-ci descend de son rocher en slip blanc rayé rouge, le mythe en prend un coup et le modèle économique s’écroule.


©Dargaud édition 2016.

Après les Vieux Fourneaux, Wilfrid Lupano s’accorde une parenthèse tout aussi rafraichissante avec une histoire pour enfants, une sorte de conte dont on perçoit clairement la transposition à notre époque. Et oui, le méchant n’est pas toujours celui qu’on croit et surtout celui qu’on veut nous faire croire. Ce serait peut-être la morale de cette histoire. Dessinée par Mayana Itoïz, cette illustratrice explose les cases de la bande dessinée traditionnelle. L’album apparaît s'adresser à la jeunesse mais le propos touche bien à tout le monde avec une fin extrêmement drôle. Et on ne boudera son plaisir avec un petit cadeau de Paul Cauuet.

 

Pico Bogue – Tome 9 : Carnet de bord – note : 8/10

Le petit philosophe à la chevelure rousse ébouriffée et sa chipie de sœur sont de retour dans un nouvel album aux éditions Dargaud. Plus en forme que jamais, Pico va nous faire des cours d’étymologie pour faire la différence entre un idiot et un imbécile. Sa sœur, quant à elle, va « kiouter » à toutes les sauces (seul le lecteur de l'album comprendra ce que je viens d'écrire !).


©Dargaud édition 2016.

Ces charmants bambins ont de qui tenir car si Pico revient jusqu’à l’époque des romains pour définir le mot « famille », le voilà prit à son jeu et obligé de faire le ménage. Sa mère ayant fait preuve de présence d’esprit façon Pico. Il en est même à se poser la question de savoir qui il est vraiment et chacun à sa réponse.

Si on aime son intelligence et sa répartie, il faut aussi avouer que le succès de la série vaut pour la beauté du dessin d’Alexis Dormal et la poésie et la joie exprimée par les dialogues de sa mère Dominique Roques. Au fil des albums, on retrouve une qualité qui ne se dément pas.


Les couvertures des 3 albums - ©Dargaud édition 2016.

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