Da Qin T1, Jour J T23, Galkiddek T3

/ Critique - écrit par plienard, le 21/03/2016

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Trois histoires viriles aux éditions Delcourt et Soleil.

Jour J – Tome 23 : La République des esclaves – note : 7/10

La série Jour J enfile les albums comme certains enfilent les perles. De là à penser que cette série est un vrai joyau, ce serait faire un raccourci un peu trop rapide. Cependant, il est vrai qu’il y a toujours un certain plaisir à lire les nouveaux albums qui sortent.


©Delcourt édition 2016.

Cet album ne fait pas exception à la règle même si j’apporterais un petit bémol sur le final où l’opposition entre l’armée romaine et l’armée des esclaves aurait méritée mieux que trois pages dont une double page (tout aussi magnifique soit elle !).

Le dessinateur, Fafner, a notamment déjà signé le tome 2 de Cartago adventures aux humanoïdes associés. Et à la lecture de ce tome, les lecteurs ne reconnaitront peut-être pas tout de suite son style. Il y a ici du Bilal et du Druillet dans son dessin. Un style très organique, légèrement statique qui donne à cette BD une atmosphère qui respire le sable et la terre. Ce n’est pas toujours très plaisant (encore que cela dépendent des goûts de chacun) mais cela lui donne une force et une singularité qui est à prendre en compte.

 

Da Qin – Tome 1 : L’Âge de fer – note : 5.5/10

La collection Quadrants des éditions Soleil accueille une toute nouvelle série, prévue en deux tomes et faisant référence à une théorie historique selon laquelle une légion romaine aurait atteint la Chine. Des récits historiques tendraient aussi à prouver que cela est véridique.


©Soleil édition 2016.

Il n’en faut pas plus pour un auteur comme Olivier Richaud pour nous proposer cette histoire. Da Qin verra un soldat romain, Numa, se confronter aux peuples d’Asie centrale. Fait prisonnier par des Parthes après la bataille de Carrhes, il n’a qu’une idée en tête : s’échapper et rejoindre Rome pour témoigner de ce qu’il  a vu. Ce sont les ennemis de ses ennemis qui vont lui en donner l’occasion, en compagnie du chef gaulois Brennus.

Un récit sauvage, qui laisse la place belle à de nombreux affrontements entre peuples et peuplades ennemies – Romains, Parthes, Qiongnu, Han –. On est rapidement embarqué dans cet album guerrier et cela, malgré un dessin qui n’apparaît pas à la hauteur de l’enjeu. Si le chinois Yang Wei a un sacré coup de crayon pour les visages et les portraits, on ne peut pas en dire autant pour les plans larges où de nombreux personnages sont présents et les détails se doivent d’être plus fins. On demande à voir le second tome.

Galkiddek – Tome 3 : Le Transfert – note : 6/10

Suite et fin de ce triptyque de Frank Giroud et Paolo Grella aux éditions Delcourt. Mélange de fantastique et de moyen-âgeux, on retrouve le mage Alcantor et Lillewyn dont la supercherie n’a finalement pas échappé à Galohan, le maître de Galkiddek. Le transfert de son aimée Éloée n’a pas marché et le mage est alors banni alors que Lillewyn est emmenée dans la forêt pour être exécutée par Branag. Mais Alcantor n’a pas dit son dernier mot.


©Delcourt édition 2016.

Ce troisième tome ne déroge pas au deux précédents. Une certaine violence en ressort dans les rapports entre les personnages comme dans leur action. Tout au plus une petite accalmie apparaît lorsque le stratagème d’Alcantor produit enfin ses effets jusqu’à un final extrêmement cruel psychologiquement.

Le dessin de Paolo Grella réussit étonnamment bien à faire passer l’ambiance du récit et de l’époque. On ressent parfaitement cette violence au détour de chaque page et le personnage du mage n’est pas sans rappeler un certain Raspoutine ce qui lui donne une aura à la fois maléfique et étrange.
Les couvertures des 3 albums - ©Soleil édition 2016 - ©Delcourt édition 2016.

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