Dargaud : Scènes de la vie hormonale, Arthus Trivium, XIII mystery T10

/ Critique - écrit par plienard, le 11/11/2016

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On flirte avec l’excellence en cette fin d’année 2016 chez Dargaud avec trois nouveaux albums très sympas.

Scènes de la vie hormonale – note : 8/10

Pour ceux qui auraient eu l’occasion de lire au moins une fois dans leur vie le journal satirique Charlie Hebdo, vous aviez peut-être remarqué le strip de Catherine Meurisse intitulé Scènes de la vie hormonale. On y retrouve le plus souvent un personnage tiraillé par ses hormones, sur des sujets comme les relations homme-femme. Le sexe y a une place importante évidemment et c’est ce qui démarque ces dessins de Catherine Meurisse des Frustrés de Claire Brétecher. Le parallèle est cependant évident car on y retrouve la même qualité et la même justesse.


©Dargaud édition 2016.

Les relations (sexuelles) homme-femmes, le complexe d’Oedipe, la psychanalyse sont autant de sujets que l’on retrouve dans cet album aux éditions Dargaud qui recueille les strips parus dans le journal satirique. L’auteure de la Légèreté et de Moderne olympia nous montre une fois de plus qu’elle n’est pas qu’une bonne dessinatrice et qu’elle a quelque chose en plus : une culture incroyable au service de l’humour.

 

Arthus Trivium – Tome 2 : Le troisième magicien – note : 7/10

La maison de Michel de Nostredame est attaquée par de drôles de créatures blafardes commandées le seigneur démoniaque Zagan et accompagnée d’une ancienne connaissance de l’alchimiste, Jules César Scaliger, décédé il y a 7 ans !


©Dargaud édition 2016.

Ce deuxième tome vient mettre fin au diptyque dans une opposition mystico-fantastique tout à fait prenante. Comment vont pouvoir s’opposer les disciples de Nostradamus aux forces démoniaques ? Que cache Nostradamus et qui intéresse tant Zagan ? Pourquoi Jules César Scaliger lui voue-t-il une haine si féroce au point de pactiser avec le diable ?

Le scénariste de Jazz Maynard quitte son trompettiste barcelonais pour une aventure surnaturelle sur fond historique. Cette aventure rocambolesque tient par ses personnages réels mais aussi par le dessin fantastique de Juan Luis Landa.

 

XIII mystery – Tome 10 : Calvin Wax – note : 7/10

Calvin Wax est sans doute le pire des salauds de la série XIII. S'il ne porte que le n°II dans la hiérarchie de la Conspiration des XX, c’est bel et bien parce qu’il veut rester dans l’ombre. Il prend plaisir à manipuler et le n°I (Wally Sheridan) n’est évidemment qu’un pantin entre ses mains.


©Dargaud édition 2016.

Ce personnage a ceci de paradoxal qu’il est l’instigateur du plus grand complot que la série XIII aie connu et qu’il est le plus discret. C’est en cela que Fred Duval, le scénariste, réussit à parfaitement décrire cet homme de l’ombre. Profondément patriote, résolument raciste, il n’a rien d’un enfant de chœur et a de nombreuses traces de sang sur les mains. Il est pourtant presque anodin dans la galerie des portraits. Le scénariste en fait le personnage central. Quant à Corentin Rouge, le dessinateur, il se dévoile comme le digne successeur d’un William Vance et montre de nombreux progrès depuis sa série Milan K.


Les couvertures des 3 albums - ©Dargaud édition 2016.

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