8/10Moderne Olympia

/ Critique - écrit par plienard, le 20/02/2014
Notre verdict : 8/10 - Au Zénith !

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Un album original et culturel vient de sortir aux éditions Futuropolis. Jetez-vous dessus !

Moderne Olympia est « l’album le plus drôle que les éditions Futuropolis aient jamais édité ». Voilà comment nous est présenté cet album dans le communiqué de presse. À première vue, on trouve la présentation un peu racoleuse et osée. Mais en réfléchissant un peu plus, il est vrai qu’on ne se rappelle pas forcément du dernier livre très drôle chez Futuropolis (ce qui n'est pas négatif). Les sujets sont plutôt sérieux voire grave. Alors, ce livre est-il vraiment aussi drôle que ce qu’il prétend ?


DR.

Catherine Meurisse en est l’auteure. Elle a à son actif les albums suivants :  Mes hommes de lettres (2008), Le pont des arts (2012) chez Sarbacane ou Drôles de femmes (2010) chez Dargaud. Mais elle est aussi dessinatrice chez Charlie hebdo depuis 2005. Au vu de son CV, on peut donc penser que l’humour fasse partie de son (c)rayon. Mais de quel genre ? Car dans Charlie Hebdo, on peut être drôle mais pas toujours avec bon goût, quoique le goût et les couleurs .... !

Cet album est édité chez Futuro, donc, dans une nouvelle collection, M/’O, comprenez Musée d’Orsay. À l’instar de sa collection Louvre, Futuropolis inaugure celle-ci avec cet album qui prend tout son sens quand on commence la lecture.

Olympia est une œuvre de Manet (équivalent de la Joconde au Louvre) dont le personnage va être l’héroïne de cet album. Olympia, donc, nue comme un ver (même pas une paire de chaussette Olympia à se mettre aux pieds) à l’exception d’un joli ruban autour du cou veut devenir une « officielle », elle qui n’est qu’une « refusée ». Elle veut être en haut de l’affiche, comme Vénus. Elle aspire à jouer Juliette dans la célèbre pièce de Shakespeare, mais sa romance avec Romain, un officiel, va faire scandale. Pensez-donc, une refusée avec un officiel, c’est un peu comme si une Capulet fréquentait un Montaigu ! Le référence à l'oeuvre de Shakespeare est évidente !

L’auteur enchaîne les tableaux (tous au musée d’Orsay) en faisant passer Olympia d’un casting à l’autre. Malgré mon inculture (chronique) en matière de peinture, j’arrive cependant à intercepter quelques références ou allusions à certaines œuvres (pour des gens comme moi, un listing de toutes les œuvres se trouve à la fin de l’album). Tout cela s’harmonise dans une sarabande enjouée et un peu folle, sur fond de West side story et de Singin in the rain.

Un fantastique album, plein d’humour et de culture (comme quoi cela est compatible) qui mérite sa présentation initiale, voire un peu plus : l’album le plus drôle jamais édité !


DR.

 

 

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