Astérix aux jeux olympiques

/ Critique - écrit par plienard, le 23/04/2020

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

C'est qui le plus fort ?

Paru dans le journal Pilote entre le 15 février 1968 (n°434) et le 25 juillet 1968 (n°455), l'album sera édité en 1968 et fera l'objet d'une adaptation cinématographique en janvier 2008 (Astérix aux Jeux olympiques) pour un budget qui est le plus cher de tous les temps (78 000 000 €).


© Uderzo.

 C'est un camp d'Aquarium en effervescence qu'on retrouve dans ce douzième tome. En effet, le légionnaire Claudius Cornedurus est sélectionné pour les prochains Jeux Olympiques et compte bien rapporter une palme lors des épreuves. Il a une confiance de vainqueur. Mais ce qu'il ne se doutait pas, c'est que nos irréductibles villageois allaient eux aussi participer aux Jeux ! "Avec la potion magique qui (les) rend invincibles, (ils sont) sûrs de remporter la palme !" C'est comme cela qu'Abraracourcix comprend le sport : "pas d'incertitude !".

Dans ce nouvel épisode, c'est donc au tour des Grecs d'être caricaturés. Et pour identifier la langue grecque, Uderzo utilisera la méthode habituelle qu'il a utilisé pour les Goths ou les Égyptiens, avec une police de caractères spécifiques.

Si on peut s'étonner de l'absence de la devise olympique tout au long de l'album (Citius, Altius, Fortius - plus vite, plus haut, plus fort), la citation sportive "Mens sana in corpore sano" (p40, un esprit sain dans un corps sain) est tout de même présente. Pour les férus de latin, "Et nunc reges, intelligite erudimini qui judicatis terral" (p15, et maintenant, grands de ce monde, instruisez-vous, vous qui décidez du sort du monde !) offre une occasion d'assouvir leur passion. Pas présentée comme une citation, mais affichée au frontispice d'une taverne grecque (on peut légitimement penser ussi u'il s'agit du nom du tavernier) où Agecanonix fait la java jusqu'à pas d'heure : In vino veritas (p27, dans le vin, la vérité).

Épisode toujours aussi drôle pour le lecteur, mais pas pour les pirates, leur rencontre furtive avec la délégation gauloise amène Triple-Patte a un jeu de mots avc Baba qui "ne manque pas d'air" !. C'est bien là toute la force des albums de Goscinny et Uderzo, apporter des éléments humoristique à la fois intelligent ou culturel derrière un faux-semblant de bêtises.


© Uderzo.

 La civilisation grecque et les Jeux Olympiques sont ainsi l'occasion de beaux jeux de mots sur le Colosse de Rhodes, les Spartes ou les Thermopyles. Uderzo montre une fois de plus son sens de la caricature mais aussi du détail (architectural, notamment).

Et quand il s'agit de caricature, les auteurs montrent qu'ils sont aussi capable, d'autodérision avec leur apparition en sculpture avec comme identification grecque celle de tyran et despote, mais aussi d'erreur quand Obélix nomme le druide du village, Panomarix (p42).

  

Apparition de nouveaux personnages gaulois :

Agecanonix (si ce n'est pas sa première apparition, c'est en tout cas, la première où il identifié nommément.

 

Apparition des personnages  :

Mixomatos

Calvados, qu'on ne voit pas

Scarfas, qu'on ne voit pas

Plexiglas

Fécarabos, qu'on ne voit pas

Invinoveritas, qu'on ne voit pas

Croquemithène

Garmonparnas

Okéibos

 

Apparition de nouveaux personnages romains :

Claudius Cornedurus

Tullius Mordicus (centurion d'Aquarium)

Chaussetrus

 


© Uderzo - © Dargaud.

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse