Astérix et les Normands

/ Critique - écrit par plienard, le 14/04/2020

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

J'aimerais tant revoir ma Normandie !

Neuvième tome de la série, cette histoire est pré-parue dans le journal Pilote entre le 28 avril 1966 (n°340) et 22 septembre 1966 (n°361), avant d'être édité en album en 1966. Tiré depuis à 1 200 000 exemplaires, il a aussi le privilège d'être adapté en dessin animé en 2006 sous le titre Astérix et les Vikings.


© Uderzo.

 Abraracourcix accueille son neveu Goudrurix, envoyé dans le village des irréductibles par son père Océanix qui veut en faire un homme. Arrivé tout droit de Lutèce, Goudrurix a l'impression d'arrivée chez les "plix" (plouc gaulois). Sa prise en main va être faite par Astérix et Obélix qui vont lui apprendre à se lever tôt et faire des activités physiques sur la plage. Mais c'est le moment que les Normands, un peuple du Nord, choisissent pour débarquer et découvrir la dernière chose qu'ils ne connaissent pas : la peur. Celle qui donne des ailes. Et ils tombent à pic car Goudurix (qui portent décidément mal son nom) est le plus peureux de tous les Gaulois. Il devient alors la cible de l'expédition normande.

Reprenant leurs habitudes d'identifier les peuples via une astuce orthographique à la fin de chaque nom, comme le -ix pour les Gaulois, les -us pour les Romains, les -is pour les Égyptiens, les -ax pour les Bretons, les -ic pour les Goths, les auteurs rajoutent le préfixe -af à chaque normand. Et si ils ont pris l'habitude d'utiliser les anachronismes pour accentué certains gags, ils le feront ici une nouvelle fois avec les Normands qui ne sont en fait que les futurs Vikings qui viendront envahir quelques siècles plus tard et dont certains s'établiront en ... Normandie. Les auteurs sont en avance sur leur temps où alors les Normands viennent juste faire une tour de reconnaissance. Ils apportent en tout cas leurs spécialités culinaires comme boire le calva dans des crânes ou manger avec beaucoup de crème. Ils sont bien sûr les inventeurs du "trou normand ", mais pas sûr qu'il ait le même sens qu'aujourd'hui.


© Uderzo.

 Les jeux de mots y sont toujours bien présents et une seule locution latine vient éclairer l'album, page 34 : Sol lucet omnibus (Le soleil luit pout tout le monde).

Légèrement absent dans cet album, les romains n'ont droit qu'à une scène avec la première patrouille d'Olibrius qui va vite comprendre pourquoi il y a tant de paperasse dans l'armée.

Enfin, le banquet offre toujours une surprise depuis le début et cet album ne fait exception.

 

Apparition de nouveaux personnages gaulois :

Pneumatix

Goudurix

 

Apparition des personnages normands :

Batdaf

Bathyscaf

Caraf

Cinématograf

Dactilograf

Olaf Grossebaf

Mataf

Sténograf

Paraf, qu'on ne voit pas

Epitaf, qu'on ne voit pas

Cénotaf, qu'on ne voit pas

Complétemenpaf, qu'on ne voit pas

Bellegaf, qu'on ne voit pas

Epaf, qu'on ne voit pas

Autograf, qu'on ne voit pas

 

 

Apparition de nouveaux personnages romains :

Arrédebus

Olibrius

 


© Uderzo - © Dargaud.

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse