Soleil : Petit fils de l’ogre, La Geste des chevaliers Dragons T19, Atalante T7

/ Critique - écrit par plienard, le 26/12/2014

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Pour la dernière série d'articles de l'année, on va retrouver des Ogres, des chevaliers et une héroïne qui fait la nique aux argonautes. C'est noël sous le soleil !

La Geste des chevaliers Dragons, tome 19 – note 8/10

Bien mal nous a pris de croire que la fabuleuse série d’Ange était terminée. Le diptyque composé des tomes 17 et 18 marquaient la fin de la Geste mais pas celle de la série. C’est donc avec une certaine surprise, un certain soulagement et beaucoup de bonheur que nous avons lu ce dix-neuvième tome.


©Soleil édition 2014.

Et si les deux précédents étaient particulièrement sombres et tristes, ici l’ambiance est toute autre. Si l’on garde le thème de trahison – que l’on retrouve souvent dans la série – il y a aussi un côté plus détendu, voir insouciant avec une pincée d’humour qui fait du bien.

Le chevalier Akanah et Eléanor s’entendent comme larrons en foire et aiment prendre quelques largesses avec le code de conduite des chevaliers Dragons. Cela ne plaît pas forcément à la seconde de l’ordre qui les renvoie aussitôt en mission sans prendre de repos. Elles escorteront une caravane sur la route des épices vers les cités blêmes pour apporter un antidote contre une épidémie.

Les auteurs Ange s’associent à Patrick Boutin-Gagné pour ce nouvel album. Si le style n’est pas toujours agréable – ce n’est pas celui que je préfère – avec cette façon de ne pas marquer le nez ce qui aplatit sensiblement le visage – style Lord Voldemort – on s’y fait  et on se laisse embarqué par l’intrigue et la mise en scène. Il a su insuffler une ambiance décontractée. Un bon album, agréable et décontracté.

 

Petit, fils de l’ogre – note : 8/10

C’est un album en parfaite adéquation avec son époque. La période de Noël est propice à toute sorte de contes et ceux mettant en scène les ogres en font partie. Ici, cependant, c’est plus qu’un conte. C’est carrément la généalogie d’une famille d’ogre qui nous est proposée au travers de la naissance du plus petit de leur descendant.


©Soleil édition 2014.

Petit, c’est son nom. Fils d’Emione et de Gab, il est à peine plus grand de deux têtes qu’un homme. Une tare pour sa famille qui touche chaque génération d’ogre depuis le roi-dieu, et qui les rend à chaque fois plus petit. Une tare liée à la consanguinité. Pourtant, sa mère n’y voit pas la fin de la dynastie, mais bien le renouveau de la race, à l’image du fondateur de la lignée qui enfanta une centaine d’enfants rien qu’à lui seul.

Mais pour l ‘heure, Petit ne doit sa survie qu’à sa mère qui l’avala pour le protéger de la colère de son père qui le trouvait trop petit, et bien appétissant ! Après avoir fait mine de le manger – les humains font partie de l’alimentation des ogres depuis le roi-dieu – elle le recracha en cachette et l’amena à Tante Desdée, recluse dans une partie du château pour avoir voulu vivre chez les hommes et apprécier leur compagnie plus que leur chair et détester ses semblables.

Un grand album par sa taille, mais aussi par l’intérêt qu’il suscite. Œuvre d’Hubert (Miss pas touche, Beauté, Le legs de l’alchimiste..) pour le scénario et de Bertrand Gatignol pour le dessin, on prendra du plaisir à découvrir cette bande dessinée reprenant des épisodes de la vie de Petit, séparé par des textes illustrés sur les grandes personnalités de la famille et donnant de plus amples informations.

Deux axes narratifs qui se complètent bien, qui ne hachent pas le récit consacré à Petit. Bien au contraire. Les textes permettent une respiration bénéfique tant l’univers des ogres est parfois lourd, violent et pesant. La cruauté fait partie de leur ADN, sauf quelques-uns et bien que Petit soit élevé à l’écart, il lui reste des réactions, des pulsions d’ogres qu’il doit réfréner.

Un récit prenant et palpitant, dessiné par une main gargantuesque. Un album idéal à dévorer pour les fêtes.

 

Atalante, tome 7 – note 5.5/10

L’héroïne de Crisse doit élucider le mystère des enfers. En effet, de mystérieux morts se propagent jusqu’à la surface sans qu’Hadès puissent intervenir. Un mal étrange s’est installé aux enfers. En réussissant à résoudre ce problème, Atalante et ses amis argonautes pourront peut-être aussi sauver Raksors de l’étrange maladie qu’il a contractée aux contacts des morts.


©Soleil édition 2014.

Jason, les Argonautes et Atalante continuent leur odyssée. Après les avoir laissé face à un géant au tome 6 et craignant pour leur vie, les voici qu’ils doivent l’aider à se libérer de ses chaines.

Les aventures d’Atalante sont multiples et plaisent au jeune public. Un peu d’humour, des aventures en veux-tu en voilà, une héroïne sympathique et tout un panel de personnages mythiques, la série a de nombreux atouts. Le dessinateur Grey respecte à la lettre l’univers et le style de Crisse depuis le tome 6.

On regrettera juste la rapidité des événements et des rencontres qui s’enchainent sans réelles pauses ce qui a le don d’essouffler le lecteur. On s’interroge encore du passage entre le départ de l’île d’Hadès et l’arrivée sur la terre ferme faite en quelques cases sans explications.

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