Soleil de Février : Geeks 3D, Questor et Atalante l’odyssée

/ Critique - écrit par plienard, le 28/03/2014

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - laisser un commentaire

L’ancien et le moderne se côtoient chez Soleil avec de la mythologie et des geeks en 3D.

Vous aimez la mythologie dans la bande dessinée ? Les éditions Soleil ont mis la lumière dessus dernièrement, à leur manière, avec le troisième album de Questor et le premier de la préquelle d’Atalante.

 

Questor, tome 3 – note 7.5/10


DR.

Questor est une série récente aux éditions Soleil de Jean-Luc Sala (scénario) et Nicola Saviori (dessin). Débutée en Avril 2011, elle en est à son troisième tome. Mais que se cache-t-il derrière ?

On y suit deux enquêteurs grecs (= questeurs), paraissant un peu désinvoltes et très portés sur les plaisirs épicuriens et auxquels ont fait appel un peu en dernier recours. Ils se prénomment Idomeneus (surnommé Ido) et Aeson et vivent de leur gloire passée. Ils ont pour mission d’empêcher une guerre imminente des Atlantes contre les Grecs, de sauver Poséidonis d’un cataclysme maritime et de démasquer les traitres parmi les Atlantes. Rien de moins pour les Holmes et Watson du monde grec ! Il n’en reste pas moins qu’Ido et Aeson sont loin de leur gloire ancienne et qu’ils ont un peu de mal à rentrer dans leurs anciens costumes et armures. Ils ont, en effet, abusé des bonnes chaires et fait quelques excès.

On pourrait prendre cette bande dessinée avec hauteur et dédain, n’y voyant qu’une BD humoristique dans un monde historique grec. Les deux personnages autorisant quelques grivoiseries, voire « gauloiseries » aux auteurs, on pourrait ne pas prendre au sérieux la série. Ce serait faire une erreur car si les deux grecs sont des épicuriens de l’extrême (surtout Ido), ils sont aussi très impliqués dans leur rôle d’enquêteur et sont capables de redevenir sérieux très rapidement. Ainsi, le combat de fin d’Ido avec un ennemi inattendu nous montre une autre dimension du personnage.

Si vous ajoutez  à cela le dessin méticuleux de Nicola Saviori où le détail dans chaque dessin est impressionnant (le personnage du drakonte questeur est fantastique), on n’est pas loin de la très bonne bande dessinée. On notera le clin d’œil à un autre héros mythique de la bande dessinée, celui accompagné d’un fox-terrier blanc, avec le titre de l’album (Le prince aux crabes d’or) et l’écusson en quatrième de couverture où les deux héros courent (ou fuient) vers d’autres aventures.

 

Atalante l’odyssée, tome 1 – note 6.5/10


DR.

Le mode des séries parallèles, mère-filles ou spin-off, ou préquelle (comme vous voulez) n’est pas prêt de se terminer. Et Atalante, l’héroïne de Crisse n’y échappe pas. Son univers s’étoffe avec les aventures de son « enfance ». Va-t-on connaître sa jeunesse ? Ses parents ?

C’est ce qu’on aurait pu croire avec ce premier album, toujours aux éditions Soleil, et cette couverture. On y retrouve une jeune Atalante, tout sourire, prête à bondir, mais sur quoi ?

Sur l’aventure évidemment. Car, il ne va pas être question de révélations sur la jeunesse d’Atalante, mais plutôt question d’autres aventures avant celle de la série-mère. Et dès les premières pages, on retrouve une autre héroïne de Crisse, Ishanti, la danseuse égyptienne. Elle est à la poursuite de son chat Ramsès et va trouver un passage reliant deux mondes, le sien et celui d’Atalante. Et le premier contact sera plutôt froid entre les deux jeunes filles.

Le clin d’œil de Crisse pour son autre série est plutôt amusante. Il permet de mettre en place une opposition entre deux mondes, et différents dieux et déesses (Seth, Athéna ..). On peut reprocher pourtant qu’Atalante joue les jalouses et qu’elle ne soit pas vraiment partie prenante dans l’intrigue. On aurait aimé un peu plus d’implication de sa part. Au final Ishanti tire son épingle du jeu et évince la jeune blonde.

Evan Kisa signe les dessins et les couleurs de ce premier album, dans un style « crissien » tout à fait impeccable. Une bonne première histoire pour cette préquelle qui s’adresse plutôt à de jeunes lecteurs.

 

Les Geeks 3D – note 6/10


DR.

Envie de vivre une expérience de lecture étonnante ? Dernier cri ? Les éditions Soleil vous le propose avec la possibilité de découvrir en trois dimensions vous héros préférés. Lanfeust, Cixi, Atalante, Tara des forêts d’Opale ? Ne fantasmez pas mesdames ou messieurs. On s’arrêtera aux héros de la série Les Geeks avec un best of estampillé 3D.

Tel le journal de Mickey ou les grandes heures de Pif, vous trouverez dans l’album un petit cadeau, une paire de lunette 3D à construire. Quelques minutes de conception pour une aventure extraordinaire !

N’exagérons rien. Je ne sais pas pour vous, mais les lunettes ne tiennent pas sur mon grand nez et mes grandes oreilles. Et si le côté rigolo de voir se décoller les personnages des pages est bien présent, le confort de lecture n’est pas forcément palpable. Et sans lunettes, les dessins apparaissent plus ou moins flous, Même si cela reste lisible. Il ne reste plus qu’à piquer les lunettes que vous utilisez pour votre téléviseur 3D.

Quoi ? Vous n’avez ce type de télé ! C'est que vous n'êtes pas encore un vrai geek et c'est encore une preuve que la bande dessinée est à la pointe de la technologie !

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse