8.5/10LE LOMBARD : Ric Hochet est de retour !

/ Critique - écrit par plienard, le 24/05/2015
Notre verdict : 8.5/10 - Il faut savoir tuer le père

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Un retour de grande classe pour Ric Hochet.

Alors que l’arlésienne de la reprise de Tintin continue son petit bout de chemin, les autres grands classiques de la bande dessinée parvienent à retrouver une seconde jeunesse et prouvent qu’il est possible de faire du bon avec du vieux. On pense dans le désordre, à Astérix, Thorgal , mais aussi Buck Danny, Achille Talon ou encore Michel Vaillant.


©Le Lombard édition 2015.

Les éditions du Lombard nous annonce ici le tout nouveau Ric Hochet dessiné par Simon Van Liemt – le dessinateur de Poker - et scénarisé par Zidrou – le scénariste de Tamara, l’élève Ducocbu, Lydie, Le montreur d’histoire, etc ... – et c’est avec une certaine impatience que l’on attend de le découvrir. Et pourtant, dieu sait que nous avons été, sur ce site, très critique avec les derniers albums. Mais le duo d’auteurs et le matraquage médiatique ont fait leur effet.

Pensez donc, on ne nous annonce rien moins que la mort de Ric Hochet, tué par le Caméléon, le premier méchant de la série (Traquenard au Havre). Et dès les premières pages, on assiste en direct à cet assassinat. Le Caméléon prenant alors la place de notre défunt héros à la veste mouchetée – il a subit une opération chirurgicale et a suivi un sévère entrainement physique pour lui ressembler en tout point – pour exécuter son plan de toujours, éliminer le commissaire Bourdon pendant son mariage sur l’île de Porquerolles.

Avec l’approbation de la veuve de Tibet (mort en Janvier 2010) et d’André-Paul Duchâteau, Zidrou signe un entrainant récit où les rebondissements sont nombreux. Un sacré dépoussiérage a été effectué, tout en gardant l’ADN de la série. En datant les événements en 1968 et en les plaçant juste après l’album n°9, Alias Ric Hochet, les auteurs ne signent pas une suite, ni un 79ième album plus moderne, mais un album qu’ils qualifient eux-mêmes de vintage.

Le retour de Ric Hochet est un retour gagnant même s'il est abattu dès les premières pages. Les auteurs réussissent d’emblée à tuer le père selon le fameux complexe d’Oedipe. Débarrassé de cette figure encombrante, ils ont tout le loisir de faire leur Ric Hochet. Suspense, humour, les ingrédients sont toujours là mais avec une autre énergie. Mais comment vont-ils faire pour les deux prochains albums prévus ? Cela voudrait-il dire que Ric n’est pas mort ? Je vous invite fortement à découvrir ce nouveau Ric qui donne envie de (re-)découvrir les autres albums de la série auxquels il est fait référence. Le Ric est mort, vive le Ric !


©Le Lombard édition 2015.

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