Dupuis : Alter ego saison 2, Atelier Mastodonte T2, Kogaratsu T13 et Rencontre sur la transsaharienne

/ Critique - écrit par plienard, le 11/08/2014

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Quatre beaux albums que les éditions Dupuis ont récemment édité et que je vous propose de prendre connaissance.

Alter ego, Gail – note 8/10


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Dernière pièce du puzzle de la saison 2 d’Alter ego, avec ce tome consacré à Gail Llewellyn. Mais qui est ce personnage ?

Ancien scientifique en biologie neuronale, il a notamment eu l’occasion de rencontrer Suzanne Rochant (la mère de la théorie des alter ego). Il est, à cet instant, nommé à la tête de la commission scientifique qui doit valider ou pas les préceptes de la théorie. Plutôt réticent à celle-ci, ses certitudes vont cependant être mises à mal. De nombreuses forces et autre lobbying vont s’opposer et mettre en péril sa vie. Une vie qu’il a consacrée à la vérité scientifique mais aussi aux belles femmes.

Ce troisième épisode, avant la conclusion en octobre 2014, est le lieu pour de nouvelles révélations. Si le lecteur est convaincu depuis longtemps de la véracité de la théorie, il va encore en apprendre un peu plus, grâce à l’intelligence des deux scénaristes, Pierre-Paul Renders et Denis Lapière. L’unité graphique est respectée à la lettre avec Benjamin Benéteau (décor) et Mathieu Reynès qui font partie de l’aventure depuis le début.

Cet album continue à enrichir un univers avec la saison 2 et avant sa conclusion. Les lecteurs en auront pour leur frais et seront ravis de leur investissement.

 

Atelier Mastodonte, tome 2 – note 8/10

L’atelier Mastodonte est devenu le graal pour certains auteurs de bande dessinée. Keramidas, Stan et Vince sont de ceux-là. Tebo se voit toujours aussi formidable, a toujours l’humour scatophile et n’hésite pas à s’instaurer comme le futur repreneur de Tintin car la série va bientôt reprendre, c’est un secret de polichinelle. Guillaume Bianco ne cesse de se plaindre et excuse ses retards par des bobos à la main.


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Cet atelier est la réunion de la fine fleur des dessinateurs du moment. Et c’est l’occasion de se moquer de son collègue (ou de soi) à tout moment. Une série de strips sur plus de 100 pages où l’humour déborde de qualité. L’autodérision est une des qualités obligatoires pour chaque auteur qui veut intégrer cet atelier.

Il y a pourtant quelques moments de repos, notamment concernant la disparition de Moebius, où chacun y va de son hommage, émouvant et respectueux.

Cet album regroupe les strips parus sur une année dans le journal de Spirou.

 

Rencontre sur la Transsaharienne – note 7/10


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Pierre Christin s’est associé avec Sébastien Verdier le temps d’un album dans la collection Aire libre des éditions Dupuis. Si on ne présente plus le premier, auteur de nombreuses bandes dessinées depuis ses débuts en 1967 et le début des aventures de Valérian, on peut cependant remarquer qu’il signe ici son premier album dans la collection Aire libre. Le second nous est moins connu. Nous avons pourtant eu l’occasion de voir son coup de crayon sur le tome 3 de Zodiaque, le choix du gémeau, chez Delcourt. Un style réaliste, de bonne qualité qui fait passer un bon moment au lecteur.

Cet album est, comme son titre l’indique, celui d’une rencontre improbable entre trois groupes de personnes qui ne se seraient sans doute jamais rencontrées autrement. Fanny est une jeune étudiante qui cherche un sens à sa vie. Elle va partir avec Nico et Lila pour une mission humanitaire en Afrique : apporter des médicaments. Diop et Norbert sont deux africains qui quittent leur village pour trouver une vie meilleure en Europe. Karim et Shariq quittent l’Arabie Saoudite pour une partie de chasse dans le Sahara. Tout ce petit monde, aux profils et aux objectifs différents, va se rejoindre sur la transsaharienne, cette route d’Afrique orientée Nord-Sud qui relie Lagos au Nigéria à Alger en Algérie et qui traverse six pays au total.

C’est Fanny qui nous raconte cette aventure simple et dépaysante qui n’est pas dénuée de sens.

 

Kogaratsu, tome 13 – note 7/10


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Quatre années que l’on n’avait plus eu le loisir de lire un album de l’une des plus anciennes série avec un ronin dans le rôle titre. Kogaratsu n’en est qu’à son treizième album et on y retrouve la princesse Ishi, celle que le samouraï a aimée dans les premiers albums, et qui est responsable de certaines de ses mésaventures. Elle réclame ici son aide pour une affaire qui doit rester secrète. Son fils Taro est retenu prisonnier par son oncle Zenjiro afin que le père de l’enfant rembourse ses dettes. Mais Zenjiro cherche maintenant à faire chanter le prince en menaçant de s’en prendre à l’enfant. Kogaratsu va alors kidnapper l’enfant.

Calme, sérénité mais force et combat sont de la partie pour cet album. La philosophie du bushido, code des principes moraux des samouraïs, est ici respecté et les auteurs, Bosse (scénario) et Michetz (dessin) montrent toute leur maîtrise de cette atmosphère.

Les fans de la série y retrouveront ce qu’ils aiment : le japon médiéval, un héros malin, des personnages récurrents et quelques références aux albums précédents. Rien de rédhibitoire pour un nouveau lecteur qui voudrait découvrir une belle et bonne série.

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