Delcourt - Hellboy et Dead End, le duo infernal ?

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 12/01/2018

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Hellboy et Dead End ont certes des liens avec l'enfer mais les deux hommes sont très différents. Entre le héros du BPRD et le Bad Ass de service, vous aurez deux visions intéressantes sur le monde des enfers !

Bad Ass - Jack goes to hell – 8/10

 


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Vous attendez une suite à Bad Ass ? Ce tome n’en est pas une. Cela dit, il va répondre à une question que l’on se pose tous : comment Dead End est parvenu à faire son grand come-back dans le tome 4 alors qu’il était mort dans le tome 3 ! Coup de chance comme à son habitude ? Oui ! Mais pas que. Hanna reprend donc la plume pour nous conter les aventures de son Bad Ass le plus génial et le plus insupportable à la fois. Pour ceux qui ont raté le train, Dead End, c’est le héros qui parle autant que Deadpool mais qui est chanceux comme Longshot. Bref, un type adorable qui joue à 100% dans le camp des méchants !

Il est donc normal qu’à la fin du tome 3, ce gentil garçon débarque en enfer. Seulement Dead End a un autre plan en tête. Il veut retourner sur Terre car il a des trucs sur le feu et il ne veut pas se faire torturer pendant des milliers d’années. C’est ainsi qu’il nous emmène dans un road trip infernal complètement barré entouré d’anciens ennemis revanchards et d’alliés improbables. Difficile d’en dire plus sans gâcher la fête car c’est bien ça avec Dead End : une fête déjantée et sanglante dans le royaume des enfers. On peut dire qu'on va de surprise en surprise et que le rythme est hyper soutenu. Au passage, un nouveau personnage chante pas mal de morceau de rock donc si vous voulez être dans l’ambiance, écoutez ou fredonnez les airs suggérés.

Visuellement, la série continue à être propre et pleine de petits détails qui prennent la forme de couteaux dans le corps ou de gerbe de sang (j’ai dit propre mais je parlais de trait, pas du contenu). Je ne suis pas un grand fan des tomes intermédiaires et autre spin-off mais je dois avouer qu’ici, je n’ai pas boudé mon plaisir.

 

Hellboy 16. Le Cirque de minuit – 8/10

 

Mignola continue de garnir les trous dans la vie d’Hellboy. Il faut dire qu’il a vécu un paquet de temps et qu’il n’a pas détaillé chaque année de sa longue vie. On retrouve donc le grand rouge dans deux histoires inédites.

Dans la première, il est encore enfant. Il aimerait déjà être un grand pour entendre les histoires salasses de la caserne et pour fumer des clopes autrement qu’en se planquant. Alors qu’il fume en cachette, un clown arpente une route en placardant des affiches annonçant la venue d’un cirque. L’occasion d’aller voir et explorer est trop grande pour notre petit démon et il se rend sur les lieux. Seulement dans Hellboy, rien n’est jamais calme ou comme on l’attend. Ici, chaque élément du cirque est inquiétant et file les chocottes. Et quand on voit que le maître des lieux est son oncle (donc un démon puissant), on est encore plus inquiet. Le jeune Hellboy va donc être comme l’un des personnages cité dans l’album : Pinocchio. C'est-à-dire un petit « garçon » qui va apprendre à être sage et gentil. Une histoire qui s’avèrera aussi touchante que flippante. Mais n’est-ce pas tout ce que l’on souhaite dans un conte ?

La seconde histoire est un « conte » pour adulte. Il sera question d’une histoire de marin mais ici, le marin s’appelle Hellboy. Dérivant sur une frêle esquif, il va se retrouver au XIXème siècle sur un navire en quête d’un « dieu ancien ». Monstres marins et marins superstitieux en perspective dans cette histoire aussi captivante que courte.

En résumé, deux histoires bien sympathiques qui prennent l’allure de conte moderne. Dans la première, le travail artistique est superbe et la différence de graphisme entre le cirque et le reste du monde est aussi jolie que poétique. La seconde histoire sera plus classique dans les traits mais s’intègre parfaitement au monde d’Hellboy.
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