Delcourt - Velvet, Hellboy et l'Oeil de la nuit font parler la poudre !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 09/03/2016

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Le bon, la brute et le truant ? Mais dire qui fait quoi serait s'exposer à une clé de bras ou un bourre pif !

Velvet 02. Avant de mourir... - 8.5/10


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Ed Brukaker et Steve Epting aiment travailler ensemble. Tous les deux, ils avaient signé un Captain America saisissant. Dans Velvet, il laisse l'Amérique pour le Royaume Uni et il remplace Steve Rogers par la belle Velvet. Cette dernière a passé ses dernières années comme secrétaire pour l'agence d'espionnage anglaise la plus importante. Mais avant d'être derrière un bureau, elle était un agent de terrain efficace. C'est ce point qu'ont oublié ses ennemis en tentant de la piéger. Dans ce tome, elle est toujours la femme la plus recherchée du monde mais elle ne va pas se contenter de jouer en défense. Elle prend les devants et plonge directement dans le QG de ceux qui la cherchent. Velvet, c'est un scénario d'espionnage palpitant qui jouent avec tous les codes mais sans tomber dans la facilité et le pastiche. Les personnages sont charismatiques et chaque séquence a bien été pensée pour s'intégrer dans un mécanisme plus grand. Visuellement, Epting est dans son élément et il nous fait plaisir à chaque page.

La saga nous laisse en plein suspense et quand on sait que le prochain tome sera le dernier, on attend avec impatience la suite.

Oeil de la nuit 03. Le Druide noir - 7/10


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Serge Lehman et Gess continuent leur chemin avec l'Oeil de la nuit. Nous sommes toujours aux origines du héros dans ce monde qu'à initié Moore et ses Gentlemen extraordinnaires. Théo Sinclair a découvert ses nouvelles capacités qui font de lui un surhomme capable de voir dans le noir. Dans cet épisode, il est seul à Paris tandis que ses amis et sa fiancée sont en vadrouille. Heureusement, l'aventure ne l'a pas oublié et il doit poursuivre un druide fou réincarné dans le peau d'un jeune homme trop influençable. Si l'histoire est relativement simple, c'est le côté "humain" de Leo qui sera mis à rude épreuve. Il montre des faiblesses et des failles qu'ils pensaient avoir mises de côté.

Visuellement, Gess continue de livrer un travail très dynamique. De plus, il semble affiner son style en apportant plus de soin dans les décors comme dans cette course poursuite à travers Paris. L'oeil de la nuit avance lentement mais sûrement.

Hellboy & BPRD 01. 1952 - 7.5/10


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Mignola est un papa qui prend soin de son enfant. Depuis qu'il a créé Hellboy, il ne se lasse pas de le mettre en avant, de décrire son univers ou de lui trouver de nouveaux compagnons de jeu. Ici, avec Arcadi (en plus de Mignola pour le scénario) et avec Maleev (aux crayons), Mike Mignola va nous raconter la première mission du démon.

C'est en 1952 que nous retrouvons notre héros. C'est un jeune homme plein de fougue qui doit suivre ses équipiers pour une mission en amérique du sud. Une créature a tué plus de trente personnes et l'horreur est à son comble dans ce petit village surplombé d'une ancienne prison. Prisonniers défunts vengeurs, créatures de la jungle ou démon primordial ? C'est ce qu'Hellboy devra trouver.

Mine de rien, ça marche. On suit les premiers pas du héros avec intérêt et les rebondissements de l'intrigue sont  bien amenés.

Graphiquement, la "charte" Mignola est respectée à la lettre et les amateurs se jetteront volontiers sur cet album.

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