
Ambiance années 20 pour ce récit horrifique hypnotique et distingué. On attend tout de même la deuxième moitié pour se faire une idée du tableau d'ensemble.




Ingmar faiblit dans cette troisième aventure moins inventive et enthousiasmante. La mise en couleurs radicale permet cependant un bon trip au lecteur qui veut planer.

La famille moderne et pluricellulaire vue par Jannin et Catheline donne une quatrième occasion de rire de choses plutôt désolantes.

Le premier tome de Climax n'était pas bien folichon. Dans le deuxième, l'impression se confirme : le froid, ça engourdit. Arrivés au tome 4, on sera devenu de gros blocs de glace.


Une nouvelle série de Spirou Hebdo centrée sur un gamin ? On pouvait craindre un ersatz supplémentaire de Cédric, mais il n'en est rien : Barral et TaDuc créent la surprise en proposant autant d'intelligence que d'humanité.

Dupa n'est plus. Vive Dupa ! Cependant Cubitus n'a pas fini à la SPA. Recueilli en 2005 par Rodrigue et Aucaigne, il tente de rire, mais la magie n'est plus.


Charlemagne et ses potes se coltinent toujours de la créature mythique : sans aller jusqu'à dire qu'on s'ennuie, il faut bien admettre que ce nouveau tome ne déchaîne aucune passion.


Une suite qui garde intact le plaisir de la rencontre avec une Miss pas touche toujours aussi teigneuse, dont les soucis changent de teneur mais ne cessent pas - encore heureux, sinon il n'y aurait plus rien à raconter.



On ne juge pas un livre à sa couverture. Il ne faut donc pas s'y tromper : ce n'est pas parce qu'Edika change de jaquette qu'il retourne pour autant sa veste, car il sait faire une bonne soupe dans un nouveau pot plutôt qu'un bouillon dans le... la... enfin vous voyez, quoi.


A l’occasion de la confection de Comment devenir artiste, tous les ingrédients qui ont nourri La Bande du King Canute et Graffiti Kitchen ont été ressortis du placard à tambouilles par Eddie Campbell.

Une histoire politico-policière sombre et bien pensée, délicatement assaisonnée d'une pincée de fantastique et baignée d'une atmosphère plus mélancolique que réellement haletante. Une jolie réussite graphique et scénaristique.

Appollo et Brüno refont équipe après leur excellent diptyque Biotope. Revisitant cette fois la seconde guerre mondiale, ils s'en vont jeter un œil du côté des colonies françaises. Le duo est décidément brillant.

Il reste quelques mystères dans l'ouest, et le jeune Ethan Ringler est encore loin de les avoir débrouillés. Une série classique mais agréable.

Patchwork de points de vue brièvement exprimés, l'album a le mérite de réunir des auteurs francophones et sud-américains sous une même couverture. Le bonheur est-il pour autant dessiné dans cette quarantaine de pages, ou juste esquissé ?


De nouveau, ZEP nous tourne vers cette question fondamentale : "c'est quand qu'on a des poils ?" Et de nouveau l'humanité s'interroge.