Soleil : Senseï T1, Les maîtres inquisiteurs T1, Les p’tits diables T19

/ Critique - écrit par plienard, le 20/04/2015

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Deux nouvelles séries et le best-seller des p'tits diables chez Soleil.

Senseï, tome 1 – note 7/10

Après les séries Samuraï et Samuraï légendes, Jean-François Di Giorgio continue sur le même thème et avec le même éditeur Soleil pour le premier tome de Senseï. Loin de penser que le scénariste se répète avec encore le monde médiéval asiatique et d’éprouver une certaine lassitude, c’est avec une certaine envie qu’on découvre l’album d’un spécialiste de ce genre d’histoire.


©Soleil édition 2015.

Une série de meurtres sur des jeunes filles a eu lieu dans une région de la Chine. Des indices et des rumeurs semblent mettre en cause le fils d’un ministre. Mais l’enquêteur est assassiné par une troupe d’hommes patibulaires devant les yeux de Kang Lie et de sa petite amie Nuo. Le jeune homme reconnaît le chef de la bande et malheureusement ils se font surprendre. Quant une rônin japonaise surgit pour leur venir en aide. Une course-poursuite s’engage alors entre les protagonistes.

Ce premier album fait office de présentation du personnage de Yukio, la rônin. Car si l’intrigue principale – les meurtres et la fuite devant la troupe d’assassins – sera résolue dans ce tome, c’est bien la psychologie et le passé de Yukio qui demande à être approfondis. Le virus de la série est donc inoculé dans les veines du lecteur qui ne pourra pas résister longtemps à vouloir en savoir plus.

Et si tout cela fonctionne, c’est en partie aussi grâce au talent de Vax. Le dessinateur du spin-off de la série Yiu – déjà un univers japonisant – continue lui aussi dans le style asiatique, mais loin de l’ambiance de science-fiction. Pour cette série, Vax nous propose un dessin riche et détaillé, réaliste à souhait, qui nous plonge entièrement dans l’ambiance. Son trait fin et précis fait merveille. On attend donc la suite.

 

Les maîtres inquisiteurs, tome 1 – note 8/10

Nouvelle série thématique d’héroïc fantasy pour les éditions Soleil après Elfes, les Maîtres inquisiteurs s’annonce d’emblée comme aussi réussis que son homologue.

Six albums pour cinq maîtres et un épilogue, voilà ce qui attend le lecteur. Cela annonce une intrigue au long cours bien que chaque album ait sa propre histoire. Un fil conducteur va donc nous conduire jusqu’au sixième tome. Cela rappelle le concept de la série remarquée et remarquable d’Alter Ego chez Dupuis ou de Zodiaque chez Delcourt.


©Soleil édition 2015.

Alors qu’est-ce qu’un maître inquisiteur ? C’est un mage faisant respecter la justice. Ils sont nombreux et chacun possède un pouvoir magique particulier. Leur ordre a été créé à la suite d’une guerre de 1000 ans, appelée le Chaos, qui a ravagé les terres d’Oscitan. Et c’est pour éviter de repartir dans ce type de conflit qu’ils existent.

Obeyran est le premier maître inquisiteur qui va nous être présenté. C’est le pire d’entre tous ! Pour lui, il n’y a que la justice qui vaille. Et il l’applique avec une violence qui le fait craindre de tous. Si vous traversez en dehors des clous il vous coupe une jambe et encore s’il est de bonne humeur sinon il coupe les deux ! De nombreuses personnes ont eu à subir son sens de l’exercice de la justice et ils lui en gardent rancune, voire veulent sa mort. Ce sera d’ailleurs le but de son enquête : qui a comploté pour l’éliminer ? Et sa soif de justice va être insatiable.

Olivier Peru et Pierre-Denis Goux signent ce premier album avec maestria. Une intrigue dense, prenante et complexe qui nous emmène dans les tourments de l’âme du maître inquisiteur avec un dessin extrêmement précis et réaliste pour de l’héroïc fantasy. Si la suite est de cet acabit, la série sera rapidement incontournable, comme celle des Elfes.

 

Les p’tits diables, tome 19 – note 6.5/10

Cet album est l’enneakaidecabible – c’est à dire le 19ème livre – de la série d’Olivier Dutto. Peu de choses à dire de nouveau pour cette série qui ronronne dans le bon sens c’est-à-dire  qu’elle continue à être drôle tout en évitant d’être rébarbative. Il continue de s’en dégager une énergie et une pêche presque communicative.


©Soleil édition 2015.

Les affrontements entre Tom et Nina ne faiblissent pas en pouvoir comique même si les deux enfants semblent faire une pause que l’on peu qualifier de « diplomatique ». Le frère reprend même un peu de poil de la bête après plusieurs albums où sa sœur avait pris un large ascendant.

On va donc les voir collaborer un peu plus souvent que d’habitude, et cela pour la bonne cause : la fête des mères. Il faut trouver un beau cadeau pour leur maman. Et quoi de mieux que de préparer un bon petit gâteau ? Rassurez-vous chacun fera le sien, il ne faut quand même pas exagérer.

Un album un peu plus riche aussi que les autres, où les parents et le chat Grippy ont aussi leur gags à dire. Ce dernier verra d’ailleurs le tome 2 – le dibible ( ?) – de ses aventures sortir au mois de juin 2015.

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