
Bunker, prévu en cinq actes, s'annonce comme une très bonne série. Espérons pour Christophe Bec que ce nouveau projet d'envergure saura contenter un large public. Bunker, à en juger par ce premier album, le mérite.

Scénario convenu et presque nanar, graphismes légers (bâclés ?), Le temps des loups est une nouveauté à fuir.


Derib et Job continuent sereinement leur chemin, sans entraîner leurs fans en dehors des sentiers battus. C'est ce qu'on leur demande au final après tout... Non ?

Le peuple des endormis, qui doit nous être conté en trois actes, a tout l'air d'être une réussite. Prévoyant, on réservera le point qui fait passer du très bon à l'excellence pour la sortie du deuxième tome.

Ce premier tome de Comme tout le monde augure un très bon triptyque.


Bram Stoker est à souligner comme l'un des albums les plus novateurs graphiquement de l'année.

Hardluck est un ouvrage à l'humour particulier, qui ne ravira pas un large public. Cela ne veut pas dire que l'étiquetage est mauvais. Edika nage simplement dans un univers qui sera jugé par certains comme peu subtil ou inattractif.

Quel meilleur ton adopter que celui de l'absurde pour parler avec humour de l'administration ? Du papier faisant table rase ne décevra pas les fans du duo Chauzy/Jonquet, tout du moins pas ceux sensibles à l'humour absurde et déjanté.

Les fantômes de Hanoï, c'est donc un album tout aussi réussi graphiquement qu'il est décevant narrativement. Les planches sont belles à regarder, mais fatigantes à lire, pour résumer grossièrement.

C'est con...

Les gags inégaux et le début de l'album en dents de scie s'oublient devant la performance d'un d'humour particulièrement difficile à manier, pratiqué sans grandes fulgurances, mais sans grandes faiblesses non plus depuis l'exploitation du personnage.

Réaliser ce type d'album pour parler aux jeunes de Jean Monnet, c'est identique à parler comme un vieux sourd gâteux lorsque l'on s'adresse à un enfant. C'est mal connaître et préjuger de celui à qui on parle, en plus de se ridiculiser soi même.

Que du bonheur nous concocte une recette sans goût à défaut d'être sans intérêt malgré tout.



Mi BD, mi oeuvre d'illustrations, Et si cette fois est autant une expérimentation narrative qu'une oeuvre d'art. Très rapide à lire, Et si cette fois... se destine avant tout aux amateurs de la bande dessinée d'auteur.

Ce premier album se déroule implacablement, sa lecture est très agréable. Le sang des Porphyre devrait pouvoir séduire les amateurs de mystères sans pour autant arriver à conquérir ceux plus friands d'innovations techniques, scénaristiques ou psychologiques.

Critique des tomes 1 et 2 : si Dette de Sang le premier volume était peu convainquant car n'offrant pas assez d'intrigue pour accrocher le lecteur, la suite intitulée L'amazone se révèle plus efficace.

Abbadôn Dub n'est pas une bande dessinée qui tiendra efficacement concurrence à de vieilles institutions déjà mises sur le marché.

Le tout offre un moment de lecture agréable, où nous découvrirons les clés du dénouement dans le prochain tome normalement. Espérons que l'auteur ne bâclera pas sa narration. L'aventure ne fait que de commencer après tout.


Franc parler gaillard, mise en image respectueuse de l'ambiance transmise, les amateurs de néopolar s'y retrouveront.
