7.5/10Spirou et Fantasio - Tome 55 - La Colère du Marsupilami

/ Critique - écrit par plienard, le 04/03/2016
Notre verdict : 7.5/10 - Un petit(re-)tour et puis s'en va ?

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C'est à partir d'aujourd'hui qu'IL est de retour. Et c’est avec un double sentiment que l’on redécouvre l’un des seconds rôles emblématiques de la série.

S’il y a un bien un secret de polichinelle c’est le retour du Marsupilami dans la série qui l’a fait naître et connaître. Il y avait cependant une réelle attente, autant des lecteurs que des auteurs. Et c’est donc Fabien Vehlmann et Yoann qui ont le privilège de le récupérer à la suite de l’intégration des éditions Marsu productions par le groupe Média-Participations gérant aussi les éditions Dupuis.


©Dupuis édition 2016.

Quel bonheur pour les auteurs de récupérer un tel personnage ! Mais il va falloir expliquer la disparition de l’animal depuis le faiseur d’or, soit plus de 45 ans ! Et quoi de mieux que la zorglonde ? Ainsi, Spirou, Fantasio, Spip et le comte de Champignac ont été zorglondisés et n’ont plus aucuns souvenirs de l’animal à la queue préhensile. Tout au plus une grosse migraine et une colère subite se déclenchent lorsqu’on se met à leur parler du Marsupilami. Ces étranges réactions vont mettre Spirou sur la piste de cette onde maléfique et de ses souvenirs. Il contraint alors Fantasio à l’accompagner  dans la jungle palombienne avec un guide que nous connaissons bien aussi (je vous laisse le plaisir de le découvrir).

On sent que cet album est chargé d’émotion, tant chez les personnages que chez les auteurs. Et c’est dans une tension extrême que se déroule cette histoire de retrouvailles. Il y a aussi un brin de nostalgie avec la référence à d’autres personnages de Franquin tels que Gaston ou M de Mesmaesker et ses fameux contrats. Tout cela fleure bon l’hommage.


©Dupuis édition 2016.

Mais si le bonheur est de mise de retrouver le Marsupilami, les retrouvailles pourraient bien s’arrêter là. En effet, d’un point de vue légal, Marsu productions n’a pas été englobé par Dupuis, mais fait partie du même groupe. Ainsi, il garde les droits sur son catalogue et il n’est pas évident qu’il laisse son plus beau porte-drapeau lui faire des infidélités trop souvent, surtout pour jouer les seconds rôles.

C’est bien un réel plaisir que l’on prend à lire cet album qui respire la colère. Mais ce sentiment est-il l’expression de l’animal qui en veut à ses amis d’avoir été abandonné ou celle des auteurs qui se sont emballés un peu vite en pensant pouvoir jouer avec un nouveau personnage charismatique ? Sans contexte les deux, mais il reste le plaisir avant tout de revoir un ami qu’on n’avait plus vu depuis longtemps. Et cela ce ne se manque pas.

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