Delcourt : Centaurus T2, le Chant des Stryges T17

/ Critique - écrit par plienard, le 25/04/2016

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Alors qu’une série est en plein commencement, une autre s’éteint dans un chant du cygne décevant. Ainsi va la vie en BD.

Centaurus – Tome 2 : Terre étrangère – note : 8/10

Etait-il encore possible que Léo et Rodolphe nous surprennent avec une série de science-fiction après les mondes d’Aldébaran (16 albums sur 3 cycles), Kénya (10 albums sur 2 cycles), Terres lointaines (5 albums), Ultime frontière (2 albums) ?

Il semble bien que oui avec Centaurus, et son tome 2, encore plus passionnant et angoissant que le premier tome.


©Delcourt 2016.

Petit rappel des faits : l’humanité a tellement bien pris soin de sa belle planète bleue qu’elle a été dans l’obligation d’envoyer un vaisseau-monde à travers l’espace en  direction d’une planète identifiée comme pouvant accueillir la vie. Un voyage de 4 siècles pour 9800 êtres humains qui arrive à son terme. Et il est temps car le vaisseau est plutôt en mauvais état. Un groupe est envoyé sur la planète pour l’explorer et déterminer s’il leur sera possible de s’y établir. Et les découvertes vont être suffisamment étranges pour provoquer de nombreuses interrogations. Pendant ce temps, sur le vaisseau, la découverte d’un possible passager clandestin depuis plus de 20 ans apporte aussi son lot de questions et d’inquiétudes : comment est-il arrivé et comment a-t-il pu échapper à la vigilance de tout le monde ?

Annoncée comme une série événement, ce second tome ne vient pas démentir cette annonce. Si le trait de Zoran Janjetov apparaît un poil statique et brutal sur les personnages, il réussit pourtant à nous transporter sur cette planète flippante. On pourra remarquer toute l’ironie du titre de ce deuxième tome, Terre étrangère, mais seulement après l’avoir dévoré. Alors bon appétit !

 

Le Chant des Stryges – Tome 17 : Réalités – note : 6/10

Il est toujours difficile de quitter des personnages, un univers qu’on a suivi, qu’on a aimé et qui a fait partie de notre vie pendant pratiquement 20 ans. Un rendez-vous annuel qu’on a scrupuleusement respecté avec désir et envie. Mais toute chose à une fin et celle des stryges et celle de leur série principale – le chant des stryges – vient d’arriver. Après le Clan des chimères et le siècle des ombres, c’est un peu le clap de fin que ce dix-septième album vient annoncer.


©Delcourt 2016.

Alors que Nivek et Jill ramène le bébé stryge, que Debrah, Chrys et Tom veulent proposer un nouveau deal aux êtres ailés, que Carson va mettre un terme au dernier hybride, tout ce petit monde va se retrouver pour une confrontation finale. Est-ce une nouvelle ère pour l’espère humaine ? Je vous laisse le découvrir par vous-même.

La série prend fin et on sent que les auteurs, Éric Corbeyran et Richard Guerineau n’auraient pas pu aller plus loin. Le personnage de Tom n’apporte, par exemple, plus rien et ses problèmes intestinaux sonnent creux dans les dialogues d'autant qu'on insiste dessus un peu trop. Si la série avait déjà fait preuve d’humour, cela serait peut-être passé un peu mieux. Mais ce n'est pas le cas.

Question dessins, on sent aussi que Richard Guerineau va à l’économie avec des premières planches qui sont loin des standards auxquels le dessinateur nous a habitués. C’est bel et bien la fin pour les stryges.


Les couvertures des 2 albums - ©Delcourt 2016.

 

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