8/10Antarès - Épisode 4

/ Critique - écrit par plienard, le 03/11/2011
Notre verdict : 8/10 - Les mondes de Léo (Ecrivez votre critique)

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En ce mois d’octobre surchargé aux éditions Dargaud, Léo y met son grain de sel et participe à la prolifération d’albums. Le brésilien sort les deux tome 4 des séries Antarès et Terres lointaines. Et si la première l’emporte sur la seconde, cette dernière est loin de devoir être mise à l’écart.

En ce mois d’Octobre, deux albums de Léo sortent aux éditions Dargaud. Et il faut bien le dire, ils sont tous les deux attendus avec impatience et enthousiasme. Quels vont être les nouvelles créatures qu’il va inventer ? Et surtout, Kim va-t-elle retrouver sa fille Lynn ? Et Paul Clauden va-t-il retrouver son père ?


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Antarès, Tome 4

Le cycle Antarès touche bientôt à sa fin. Troisième cycle des mondes d’Aldebaran après Aldebaran (cinq volumes) et Betelgeuse (cinq volumes), cet album est censé être l’avant-dernier. On s’attend donc à des réponses, ou en tout cas, à un début d’explication.

Pour cette série, Léo (Luis Eduardo de Oliveira) est seul aux manettes. On attend toujours son album en se demandant quels vont être les créatures extraordinaires qui ont germées de son esprit. Une fois encore, on n’est pas déçu. Entre l’énorme limace suceuse de sang, la sorte de girafe « double étage », les « antilopes porc-épic » ou les « draps venimeux », le lecteur va en avoir plein les yeux. Le dessinateur n’est pas avare avec nous. Il va mettre Kim Keller et son équipe dans des conditions extrêmes. Celle-ci cherche à rentrer au campement de base avant le départ d’une mission sur Antarès-4, planète d’où serait parti le rayon lumineux qui a fait disparaître deux personnes dont sa fille Lynn. Elle garde espoir que ce rayon n’était pas mortel malgré l’avis général. Pourtant, les obstacles vont être nombreux pour la jeune femme. Le véhicule qui les ramène tombe en panne, la faune locale est particulièrement agressive et surtout la mainmise des frères Thornton sur le camp de base est en train de s’opérer.


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Si Léo nous fait plaisir à chaque fois avec cette série, il profite de ces 48 pages pour nous lancer un ou deux messages humanistes et philosophiques : l’influence de l’homme sur son environnement, l’homme a-t-il le droit de conquérir et d’envahir n’importe quel monde, fut-il vide de toute vie « intelligente » ? Mais aussi des messages plus sociaux et anthropologiques comme la place des femmes dans la société ou la lutte des inégalités. Si la réponse de Léo à ces différentes questions n’est pas toujours franche (au lecteur d’y répondre ou de se faire son avis), il ressort une chose certaine au travers de ces trois cycles : c’est que la femme est l’avenir de l’homme !


La couverture du tome 4.
Terres lointaines, Tome 4

Paul Clauden se rapproche un peu plus à chaque fois de son père. Certain de l’avoir vu et que celui-ci l’a intentionnellement évité, il se met à le chercher partout. Mais Paul est encore un peu naïf, et les bons samaritains se font rares sur Altaïr-3. Il l’apprendra à ses dépens, se faisant dérober son scooter ou évitant la torture de chasseurs de primes lancés à sa recherche. Il va aussi trouver un peu de réconfort avec Mr Beltran, son patron, Samantha sa belle-sœur et surtout Mr Stepanerk.

Auteur complet sur Antarès, Léo est, ici, « simple scénariste ». Icar, de son vrai nom Franck Picard, rien à voir avec le skieur même si son crayon semble glisser sur le papier comme un skieur dans une descente, en est le dessinateur. Si le trait est globalement uniforme et homogène tout le long de l’album, on grincera des dents de nombreuses fois quant à la représentation de quelques visages ou physionomies.
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À de nombreuses reprises, on se pose la question de savoir si un tel ou une telle est de sexe masculin ou féminin. Et même lorsque les personnages sont identifiés et nommés, le doute persiste. J’ai, par exemple, longtemps cru que les deux chasseurs de prime étaient des hommes malgré la mini-jupe de l’un des deux (les looks punk ça existe après tout !).

Malgré cela, et grâce à l’uniformité globale du dessin, on suit l’enquête de Paul avec anxiété. On voit bien son évolution et la prise de conscience de sa naïveté. On retrouve aussi avec plaisir le stepanerk qui va réintroduire la part de science-fiction que l’on avait perdu depuis deux tomes. La quête de Paul touche à  sa fin. Les réponses qu’il cherche tant vont enfin lui être livrées même s’il en reste une, mystérieuse. Mais cela n’annonce en rien la fin de la série, car un cinquième tome est prévu pour répondre (peut-être) à la dernière question, mais surtout pour nous dévoiler ce qu’il arrive à Paul et au stepanerk.


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