Festival d'Angoulême 2011 - Journée 1

/ Article - écrit par plienard, le 29/01/2011

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Notre envoyé spécial à Angoulême vous fait part de ses découvertes et de ses coups de cœur pour cette première journée à Angoulême.

Jeudi 27 janvier 2011, c’est mon premier festival d’Angoulême avec une accréditation presse. C’est aussi une première pour KRINEIN qui y lance un chroniqueur, plienard, et une assistante, plienarde. Le jour est donc d’importance. Je vais découvrir le monde de la bande dessinée de l’intérieur, je vais en tout cas essayer.

Première étape, récupérer nos accréditations. Ça se passe facilement. On présente nos justificatifs. Le personnel est souriant et accueillant. On fait le plein de dossiers presse. Le premier contact est agréable. D’emblée, on se met au travail : un café au bar de la presse, au premier étage de l’hôtel de ville. J’adore ce métier !

Le premier jour est donc une prise de contact. L’objectif est de voir ce que l’on peut faire, de prendre des contacts, de se faire connaître. Nous – moi et mon assistante – partons donc dans le premier chapiteau, le nouveau monde, consacré aux éditeurs indépendants et tous les acteurs de la BD alternative. Pour faire vite, on peut y trouver un stand consacré aux auteurs flamands, le stand de l’Association avec ses salariés en grève (à la suite de la suppression de 3 à 4 postes sur 7 annoncée pour février 2011), des maisons d’édition bien connues chez KRINEIN pour être ou avoir été en partenariat comme çà et là, la boîte à bulles, Flblb, Tabou BD et bien d’autres. L’ambiance est bon enfant. On y trouve donc des bandes dessinées pas comme les autres par le format ou le sujet traité. Une chose attire aussi notre attention, le manque de monde à certains stands et le dressing code : barbe ou mal rasé, yeux cernés, catogan. Il faut avoir l’air d’artistes ! Je plaisante évidemment car les gens sont des passionnés pour ce média et c’est parfois très difficile pour eux. Comme pour cette maison d’édition associative créée en septembre 2010, nommée Comme une orange, qui propose des bandes dessinées pour petits (3 à 7 ans) dans un format A5 à l’italienne, couverture souple. Souhaitons-leur bon courage et n’hésitez pas à aller sur leur site www.commeuneorange.com. Le commun des lecteurs n’ose pas forcément les aborder et c’est dommage, on peut découvrir de jolies choses.


Mme De Brab.
Après les indépendants, les grosses, les grasses, les grandes maisons d’édition dans le chapiteau Le monde des bulles. Et si ce n’est pas un choc culturel, c’est au moins, un choc visuel. La différence de monde par rapport au précédent chapiteau est impressionnante. Pratiquement tous les auteurs sont assaillis par une horde de fanatiques intégristes (j’en fais trop ?). Les files de personnes qui font la queue sont impressionnantes. Pourtant, quelques auteur(e)s sont seul(e)s. Je vous présente donc Mme de Brab Carine, auteur belge de trois séries chez Dupuis, dans la collection Puceron avec Benjamin ou la vavache, comme scénariste (bientôt chroniquée sur votre site préféré) Sac à puces comme auteure complète (collection Punaise). C’est une dame très charmante, qui prend son temps pour nous raconter son travail et ses relations avec ses collègues.

Quand, tout d’un coup, une annonce retentit dans les haut-parleurs du chapiteau : une projection en avant-première au CGR de Largo Winch II en présence de l’équipe du film, Tomer Sisley (acteur), Jérôme Salle (Réalisateur) et Julien Rappeneau (scénariste). Ni une, ni deux, on se débrouille pour avoir deux places et on assiste à la séance. Ils vont être vert nos amis de la rubrique cinéma ! On leur laisse, cependant, le soin de faire la critique du film que l’on a plutôt bien aimé. Mais le clou de la soirée n’était pas le film, mais bien la présence de l’équipe du film (plus Jean Van Hamme et Philippe Francq qui n'ont fait qu'un passage) qui s’est fendu du petit jeu des questions-réponses à la fin. En voici un petit résumé.

« Non, je n’ai pas couché avec Sharon Stone » (Tomer Sisley)

L’exercice a été globalement facile pour les trois comparses. Le plus tranquille, étant semble-t-il, Tomer Sisley, dont l’expérience des one-man show reste encore présente. Ainsi quelques plaisanteries comme « Réponds à cette question, j’en ai marre des questions nulles » ont été très utilisées.


C'est qui autour de Tomer ?
De nombreuses questions concernant le tournage ont été posées. Ainsi le film a duré 8 mois, n’a pas été tourné en Birmanie mais en Thaïlande. La junte birmane n’étant apparemment pas très cinéphile. D’autres questions sur la technique (type de caméra, montage et suivi des bagarres) ont aussi été demandées. Mais ce qui intéressait le plus grand nombre d’entre nous (les hommes), c’est bien sûr Sharon Stone. Comment est-elle ? Est-ce que cela s’est bien passé ? Comment se comporte –t-elle ? Comment cela s’est passé avec Tomer ? Évidemment, celui-ci a été franc et a embrayé sur le sens caché de la phrase : Non, il n’a pas couché avec Sharon Stone. Il n’a pas voulu. Rires dans la salle évidemment. Plus sérieusement, il a salué son professionnalisme et sa grande proximité. Elle ne s’est pas comportée comme une star avec des caprices.

N’étant pas un spécialiste de cinéma, et des interviews, j’ai quand même osé deux petites questions : Ne pensez-vous pas que Largo devrait maintenant ressembler à Tomer dans les albums ? Et est-ce que Jean Van-Hamme a refusé des adaptations que le réalisateur et le scénariste auraient voulues faire.

A la première question, Tomer a honnêtement répondu que non, mais a précisé que les auteurs de BD auraient envisagés, au travers d’une discussion, de l’intégrer dans la BD comme voulant se faire passer pour Largo. La seconde question a semble-t-il plus énervé l’équipe qui doit en avoir assez de devoir entendre cette question.

Cette journée a été très enrichissante pour nous. Mon assistante a vu Tomer Sisley et nous avons rencontré des artistes et des professionnels chaleureux et agréables. Le retour à l’hôtel a été tardif, et une surprise attendait mon assistante. Je n’ai réservé qu’une chambre avec un grand lit ! Bonne nuit à tous et à bientôt pour la suite de nos aventures en pays charentais.

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