Soleil : Les Infiltrés T2, OSS 117 T2, Nains T5

/ Critique - écrit par plienard, le 28/09/2016

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C’est encore les Nains qui remportent le match face aux Infiltrés et au James Bond français, Hubert Bonisseur de la Bath.

Nains – Tome 5 : Tiss du Bouclier – note : 8.5/10

Jarry continue de narrer les légendes naines et c'est avec Nicolas Demare qu'il va réaliser ce tome 5. Demare, je l'ai déjà vu et apprécier sur la série Oracles. Je suis donc impatient de voir ce qui nous attend dans ce tome.


©Soleil édition 2016.

Le 5ème ordre à être décrit est celui de la caste guerrière des Nains : l'ordre du bouclier. Un grand destin (violent) attend les fiers représentants de cet ordre qui s'entrainent en permanence pour être les meilleurs des meilleurs. Brahm était un grand général, mais il a pris sa retraite. Il avait imaginé que son fils suivrait ses traces mais ce dernier s'est brisé le genou et il devrait être un boitard ! La honte pour un nain de l'ordre du bouclier qui, à l'instar de Sparte, veut des guerriers parfaits. Tiss, la fille de Brahm, décide donc de prendre la place de son frère. Elle doit donc prouver qu'une femme a sa place chez les guerriers. L'héritière de Mulan ou de GI Jane va le prouver à tous points de vue. Comme dans un bon film d'action, une simple mission de reconnaissance va virer au drame et c'est la farouche Tiss qui va mener les opérations. Un récit qui sent l'énergie et la détermination. Tiss va prouver que ces deux qualités sont celles qui font les guerriers !
Le dessin de Demare colle parfaitement à l'univers de Jarry et ce tome est donc prenant de la première à la dernière page.

 

Les Infiltrés – Tome 2 : Les larmes de Jolène – note : 6.5/10

Suite et fin des Infiltrés, l’histoire en deux parties de Sylvain Runberg, Olivier Truc (scénario) et Olivier Thomas (dessin), et n’oublions pas Delphine Rieu aux couleurs. On retrouve la policière Suzanne Hennings et son équipe qui essaient d’empêcher un attentat d’avoir lieu. Elle a pour cela fait infiltrer Otto dans un groupe de nationalistes d’extrême droite particulièrement virulent, « le renouveau danois ». L’objectif est de les arrêter sur le fait et de débusquer « le faucon », un tueur mercenaire dont on ignore l’identité.


©Soleil édition 2016.

Dans cet épisode, le groupe extrémiste est sur le point de passer à l’acte. Il est en attente de réceptionner les explosifs mais tout le monde dans le groupe n’a pas les nerfs assez solides et la situation va vite se compliquer au point de mettre en péril l’opération de police. Les agents vont devoir improviser.

Une histoire policière dans un pays d’Europe du Nord, il y a de fortes chances qu’elle soit signée par Sylvain Runberg. On n’est donc pas étonnée de retrouver son nom, lui  qui a un faible pour les pays nordiques et cela se voit dans sa bibliographie : adaptation des romans Millenium, Hammerfall, Les chemins de Vadstena, Jack, Konungar, Agence Interpol (T2), Drones, Trahie ou encore Le chant des runes. Il est ici associé avec le journaliste Olivier Truc. Pour le dessin, c’est Olivier Thomas, dans un style qui se veut réaliste. Cela manque parfois de mouvement, les personnages paraissant parfois trop statiques. De même, le récit se veut extrêmement brutal à certains moments, et certaines mimiques prêtent parfois plus à rire notamment celles de Mads (un membre du renouveau danois) ou encore les éructations de Rolf Lukke (le chef du groupe d’extrême droite). Alors déçu ? Paradoxalement, non. Malgré quelques imperfections, le récit réussit à faire monter la pression. On sent que tout le monde est sur le fil du rasoir et que tout peut partir en vrille. Un bon premier diptyque qui pourrait en appeler d’autres. Peut-être.

 

OSS 117 – Tome 2 : Bon Mezzé d’Athènes – note : 7/10

Les romans de Jean Bruce continuent d’être adaptés en bande dessinée par Gihef avec Andrea Cuneo qui succède à Pino Rinaldi aux éditions Soleil avec le deuxième tome, tiré du roman Les espions du Pirée.


©Soleil édition 2016.

Hubert Bonisseur de la Bath est envoyé à Athènes pour récupérer les plans d’un radar révolutionnaire. Bien évidemment, il n’est pas le seul sur le coup et les morts plus ou moins naturelles s’enchainent sur son passage.

Ne connaissant aucun des 250 tomes des aventures d’OSS 117 par Jean Bruce, je ne saurais pas vous dire, si cette adaptation est fidèle aux romans. Tout au plus, je connais les films avec Jean Dujardin, ce qui me laissent à penser que les BD sont plus sérieuses, même si l’humour y est bien présent mais avec moins de folie et d’absurde et même si Enrique Sagarra, l’assistant d’Hubert à un côté pied nickelé.

Le dessin d’Andréa Duneo est en tout point parfait. Réaliste avec les mimiques et l’humour là où il faut, le lecteur prend du plaisir à lire cet épisode du James Bond français.


Les couvertures des 3 albums - ©Soleil édition 2016.

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