Le concile des arbres
Le trait de Nicolas Bara et ses angles de vues si particuliers donnent une force particulière à cet album.
Le concile des arbres figure parmi nos BD les mieux notées.
Pierre Boisserie et Nicolas Bara collaborent pour la seconde fois sur une nouvelle histoire dans la collection très stylisée Long Courrier des éditions Dargaud, après Le Chant des Malpas.
Dans un hôpital pour femmes et enfants, 7 enfants orphelins dansent la gigue tous les soirs à partir de minuit sur les toits en chantant dans un langage inconnu. C’est une enquête faite pour le ministère public des affaires privées qui est contacté pour un mystérieux inconnu. Casimir Dupré et Artémis D’Harcourt sont les 2 agents spécialistes du paranormal qui vont mener l’enquête.

©Dargaud édition 2016.
Dans une ambiance à la Tim Burton qui rappelle Sleepy Hollow et avec deux personnages dans le pur style X-files, on est presque dans la BD de genre. Le trait de Nicolas Bara et ses angles de vues si particuliers donnent une force particulière à cet album. Doté d’un certain humour, et réussissant à nous surprendre sur la fin du récit, on ne peut que regretter qu’il n’y aura pas de suite à ce duo d’agents. Et on sera juste surpris que la déclaration d ‘amour de Casimir arrive un peu comme un cheveu sur la soupe car rien ne semblait indiquer une quelconque attirance entre les deux personnages. Reste qu’ils sont terriblement complémentaires, qu’ils sont doués d’un talent indéniable et qu’ils sont franchement sympathiques. Allons, messieurs les auteurs, un petit effort pour une nouvelle enquête !!

Les couvertures des 3 albums - ©Dargaud édition 2016.
Cette critique a d’abord paru dans notre chronique Dargaud : Survivants T4, HSE T3, Le Concile des arbres.





