Oracle T.7 - Le clairvoyant
Le récit reste un peu obscur car les intentions des personnages ne sont pas toujours très précises.
C’est une certaine confusion qui accompagne ce septième album de la série Oracle aux éditions Soleil. Habitué à lire les récits d’Homère l’aveugle que l’on retrouve dans tous les albums, et qui relatent d’oppositions entre divinités et mortels, les rôles vont ici s’inverser. C’est bel et bien Homère qui va écouter le récit du jeune et mystérieux Philométis au sujet de deux frères mis au monde avec l’aide de la déesse Héra. L’un, Protogonos, sera fort mais ne verra pas plus loin que le bout de son nez. L’autre, Deuteron, plus chétif, cherchera à connaître le monde. Et si Héra a permis à ces enfants de vivre, c’est qu’il y a une raison.

©Soleil édition 2016.
A l’instar de la série précédente, Odyxes, le tome 7 d’Oracle mélange elle aussi les divinités. Avec cette idée que l’on retrouve souvent dans la bande dessinée qui veut qu’un dieu disparaisse quand il n’y a plus personne pour lui vouer un culte. Ici, Deuteron n’a pas beaucoup d’empathie pour les immortels et n’hésitent pas à les manipuler pour le bien de son peuple.
Un scénario dense d’Antoine Tracqui qui mélange les aventures de l’oracle avec le récit habituel d’un homme s’opposant aux dieux. Sauf qu’ici les rôles sont inversés avec le conteur qui se fait auditeur. Les dessins d’Emanuela Negrin et Lucio Leoni sont captivants et impressionnants. Mais le récit reste un peu obscur car les intentions des personnages ne sont pas toujours très précises.

Les couvertures des 3 albums - ©Soleil édition 2016.
Cette critique a d’abord paru dans notre chronique Nains T3, Odyxes T2, Oracle T7.





