Buck Danny T.54 - La Nuit du Spectre
Une histoire très prenante de la part de cet ancien pilote de combat qui sait donc de quoi il parle.
Buck Danny - Tome 54 - La Nuit du Spectre figure parmi nos BD les mieux notées.
C’est avec un nouveau dessinateur du nom de Gil Formosa que l’on démarre cette nouvelle aventure de Buck Danny. Et qui mieux que Formosa pour traiter d’un conflit entre Chinois et Japonais (Formose est l’autre nom de l’île de Taïwan et a fait l’objet de la première guerre sino-japonaise) ? Au-delà de cette anecdote amusante, Gil Formosa montre qu’il a parfaitement intégrer l’univers que Francis Bergèse et surtout Francis Winis – dans le tome précédent Cobra noir – avait largement dépoussiéré.

©Dupuis édition 2015.
Une actualisation des personnages que Formosa a rendus extrêmement impressionnante. Si les lectrices pourront rêver devant le physique avantageux de Buck et de ces amis, les lecteurs resteront pantois devant une Lady X à la beauté vénéneuse. Un travail qui rappelle celui que le dessinateur a effectué sur Robur.
Le lifting très intéressant sur les personnages s’accompagne d’un scénario très réaliste par Frédéric Zumbiehl qui officie sur la série depuis le tome précédent. Une histoire très prenante de la part de cet ancien pilote de combat qui sait donc de quoi il parle. Il nous gratifie d’ailleurs de nombreux termes spécialisés chez les pilotes de l’armée, qui renforce l’aspect réaliste, même si cela alourdit parfois les textes et les dialogues pour un profane comme moi.
On y retrouve l’ambiance et le plaisir des Buck Danny de Charlier et Hubinon (je n’ai pas connu les albums de Bergèse) où le capitaine Tuckson reste particulièrement agaçant.
Cette critique a d’abord paru dans notre chronique Dupuis : Les Tuniques bleues T59, Ralph Azham T8, Le Marsupilami T29, Buck Danny T54.





