5.5/10Spider-Man - Un Jour Nouveau

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 25/08/2012
Notre verdict : 5.5/10 - RAID sur l'Araignée ? (Ecrivez votre critique)

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Spider-Man, en plus d’être un héros connu de tous, est au centre des attentions cette année avec le nouveau film (voir ici) mais également avec les différentes productions qui lui sont dédiées. Ainsi, Un Jour Nouveau arrive chez nous dans une version reliée et Deluxe et tout laisse à penser que les fans du Tisseur sont déjà aux aguets. Pour cet axe majeur des aventures de notre héros de nombreux artistes se sont pressés aux portes de l’album. Parmi eux, nous retrouvons McNiven (New Avengers), Jimenez (Infinite Crisis) pour le dessin. C’est de bon augure quand on connaît leurs capacités à dépeindre les super-héros dans les situations les plus épiques. Côté scénario, c’est plus éclectique avec Guggenheim (Young X-Men et Wolverine le jeu vidéo), Gale qui a coécrit les films Retour vers le futur ou encore Zells qui a une grande expérience de l’homme araignée. Ce dernier, avec Slott, paraissent les plus expérimentés en matière de Comics et de la maison des idées. Cependant, aucun axe majeur à leur actif. De plus, avec autant de bras, cela ne risque-t-il pas de cantonner Spider-Man à une intrigue trop éparse et peu inspirée ?


Lui aussi est agacé de ce revirement !
Pour Peter Parker la vie n’était pas rose mais là, c’est pire. En effet, suite à la dernière histoire, Méphisto, pour sauver tante May, détruit les vingt dernières années de la vie du héros. Exit son mariage, ses derniers pouvoirs, son travail, ses ennemis morts, son identité révélée. Peter est toujours l’homme araignée mais avec la vie d’il y a vingt ans. Donc, c’est un loser célibataire fauché qui doit donc aller mendier ses photos au Daily Bugle. Si l’idée est amusante au début, on se dit que globalement, c’est bien dommage. Surtout dans le cadre de la continuité du monde Marvel. Ainsi, Peter revient au début et avec les films et les 256 mondes parallèles que l’on voit débarquer, la pilule est un peu dure à digérer. Voir Peter évoluer et essayer de réussir sa vie en sauvant les gens, c’était une force de Spider-Man. Voir tous ses efforts balayés ainsi, cela est peu facile. Cela rappelle les multiples changements qui ont pu affectés les maisons DC pour sans arrêts reprendre plus ou moins à zéro. Certes Spider-Man, c’est l’histoire d’un jeune homme maladroit, mais tout de même, c’est un personnage qui sait trouver des solutions à chaque chose alors ce nouveau départ, ça fait beaucoup. Heureusement, il reste son sens de l’humour et cela fait presque plaisir de voir qu’il n’a rien perdu de sa superbe. Il semble même avoir progressé en chemin.


M.Négatif serait-il nostalgique ?
Mais ne nous arrêtons pas là. Quelques bouleversements ont quand même lieu : de nouveaux ennemis font leur apparition et parmi eux Menace, une femme/bouffon. Ce n’est pas novateur mais pourquoi pas. Cela évite à Harry Osborn (de retour parmi les vivants) de remettre la cape du méchant notoire. Freak de son côté est un junkie qui a pris les mauvaises piqures (chez le Dr.Connors) et en gros, à part sa puissance et sa capacité d’adaptation, il ne ressemble pas à grand chose. Il me rappelle, de plus, un méchant du même type qui avait été comme un rite de passage pour Velocity de Cyberforce dans les années 90. Les vraies bonnes surprises viennent des personnages secondaires. En effet, Jameson fait une attaque et il n’est plus aux commandes de son journal. Cela va être les prémices d’une évolution amusante pour lui. De son côté, Tante May va, elle aussi, changer notamment via l’Homme Négatif et May va ainsi proposer un rôle plus engagé. Dans les nouveaux personnages secondaires, Carlie va jouer le rôle de la belle femme à séduire. Quand on voit toutes ses idées, on se dit que tout pouvait être intégrer dans une intrigue qui ne balayait pas tout. Après tout, Murdock arrive bien à justifier qu’il n’est pas Daredevil malgré les preuves.

Graphiquement, c’est pêchu ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Tisseur n’a rien perdu de ses réflexes. C’est même dommage de ne pas le voir davantage en action car c’est véritablement le point fort de l’équipe graphique. Côté sentiment, c’est plus classique et seul l’humour sous-jacent de ces séquences vient rehausser le tout. Cet album est tout de même à lire pour tous les amoureux de Spider-Man puisqu’il fout un sacré coup dans la fourmilière malgré l’idée de base qui consiste à plus ou moins tout balayer. Néanmoins, l’humour et la vivacité du héros lui permettent de rebondir et malgré son côté solitaire, il est épaulé de personnages secondaires intéressant bien qu’ils auraient pu être développés dans n’importe quelle intrigue finalement. Cela dit, dans le flot de nouveaux personnages, il faudra admettre que certains seront moins pertinents à l’image de Jackpot ou d’Overdrive. Toutefois, si l’on pardonne l’idée de base de ce jour nouveau, on passera un moment pas si désagréable avec un héros bien connu de tous. Cela dit, rien ne vous empêchera de pester (comme moi) sur la facilité avec laquelle les scénaristes ont osé écarter la sublime Mary-Jane !


Petit rappel si vous avez loupé les 60 dernières années en matière de Comics !

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