8.5/10Sillage - Tome 14 - Liquidation totale

/ Critique - écrit par plienard, le 13/10/2011
Notre verdict : 8.5/10 - Un sillage dur à suivre (Ecrivez votre critique)

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Pour clore le cycle de trois albums commencé dans Zone franche, Morvan et Buchet vont opposer Nävis à un guerrier invincible, sorte d’alien « à la Buchet ». Tous les ingrédients de la série sont présents pour passer un bon moment.

Nävis va devoir affronter un guerrier ultime, mercenaire à la solde de gens très puissants, lancé à sa poursuite et celle du magister. L’enjeu est double pour notre héroïne : sauver sa vie et découvrir les commanditaires.


DR.
Un peu comme une bonne nouvelle dans la grisaille actuelle, le Sillage annuel arrive pour nous donner notre dose de science-fiction, de space-opéra et de combat. Cela dure maintenant depuis 1998 et nous arrivons au quatorzième album pour une liquidation totale. Rassurez-vous, cela n’annonce en rien la fin de la série, tout au plus la fin du cycle entamée au tome 12, Zone franche. La question se pose pourtant, de par le titre de l’album mais aussi, de par la présence de l’adversaire Yiarhu-Kah sorte de mante religieuse croisée avec un alien. La couverture rappelle d’ailleurs une scène mythique d’Alien s’approchant de Ripley. Le ton est donc donné dès la couverture et le début est là pour le confirmer avec l’élimination de huit personnages dont Soimitt.

Si le plaisir est toujours présent de retrouver une histoire de Jean-David Morvan, on a quand même un peu de mal à suivre tous les retournements de situation, toutes les techniques « psy » inventées par l’auteur. L’album est bien sur compréhensible pour les nouveaux lecteurs (de la série ou du cycle), pourtant il leur manquera (et j’en fais partie) de pouvoir identifier quelques personnages, mettre un nom sur un visage ou comprendre quelques allusions aux albums précédents (comme la prisonef pour Rib-wund ou l’attentat  contre le navire amiral). Reste que les thèmes d’abus de pouvoir, de complots des puissants sont toujours présents dans l’œuvre de Morvan et sont toujours aussi intéressants et bien traités.


On reste polie ...
Si parfois, il est difficile de bien identifier les personnages secondaires, c’est aussi à cause de leur orthographe (Rib-wund, Ehmté-ciss-ronn, Yiarhu-Kah ...) et de leur nombre. Il faut , bien sur, féliciter Philippe Buchet pour l’énorme travail d’originalité dans ses dessins et ses personnages. Il tente toutes les formes et tout reste lisible et « réaliste » (dans une série de science-fiction). Ça en devient presque banal. Dans le même temps, et par un tour de magie que seuls les dessinateurs de talent réussissent, il fait vieillir notre héroïne préférée. Remarquez, c’est normal avec toutes les épreuves qu’elle endure. Pourtant on voit bien que l’on s’éloigne de la jeune ado un peu imprévisible et que l’on se rapproche d’une jeune femme plus mature (même si, par moment, elle garde une nostalgie de son enfance).

Une bonne histoire complexe de Morvan, un Philippe Buchet égal à lui-même, et la fin du cycle d’une grande qualité, qui répond aux attentes, le lecteur va être comblé. On voit les personnages évoluaient, changeaient et on a déjà envie de connaître la suite. Il faudra attendre un an surement. Alors, moi, en attendant, je vais relire les albums précédents, histoire de retourner en enfance (de Nävis).


DR.

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