7.5/10Canardo - Tome 23 - Mort sur le lac

/ Critique - écrit par plienard, le 08/04/2015
Notre verdict : 7.5/10 - Canard à l'eau !

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Si le privé Canardo a bien les traits d’un canard, il est loin d’être boiteux. Le personnage de Benoit Sokal récupère une nouvelle enquête – 23ème album de la série – sur un sujet qui embête encore les instances dirigeantes du Belgambourg.


©Casterman édition 2015.

Ainsi, la duchesse commence à craindre pour la renommée de son bucolique pays auprès des grandes fortunes des pays voisins. En effet, la « réputation de quiétude fiscale frileuse » - dixit la duchesse – est menacée par « une immigration de chômeuses wallonnes pauvres et efflanquées » qui traversent le lac Belga séparant son charmant pays de la Belgique. Dans le même temps, Canardo est contacté par une jeune femme pour retrouver son identité. La pauvre a été retrouvée dans le lac Belga, inconsciente et n’a plus aucun souvenir.

C’est toujours avec un immense bonheur qu’on découvre le nouveau Canardo aux éditions Casterman. Depuis maintenant 36 ans (1979), Benoit Sokal nous régale avec son personnage désabusé et son humour noir. Le gris des histoires se retrouvent dans les couleurs (d’Hugo Sokal), pour une description particulièrement déprimante des milieux populaires face aux puissants. La société imaginée par Benoit Sokal, qui a de nombreuses concordances avec la nôtre, est particulièrement sordide et inhumaine. Le conseil des ministres en est un parfait exemple et est un petit bonheur d’humour noir et acide.


©Casterman édition 2015.

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