


La Rubrique-à-Brac, chef-d'œuvre de Gotlib et pierre angulaire de l'accession à l'âge adulte de la bande dessinée française, fête cette année ses 40 ans. Cet album-hommage est-il bienvenu ou inutile ? Rââh, ni l'un ni l'autre. C'est un bonus.

Les gags tout bêtes dans une famille moyenne, ça va bien deux minutes mais il n'y a pas de quoi en faire quatorze tomes. Surtout que côté dessin on a vite fait le tour.

Le petit Nicolas nouveau serait-il arrivé ? Pas exactement, mais on trouve chez Pico Bogue le même type de fraîcheur rajeunissante et de candeur dépourvue de mièvrerie.

Après dix années d'attente et de jobs pourris, May a les nerfs. Elle veut retrouver le vampire qui lui a pris son papa, qui devait lui payer des études de princesse.

Pour les 20 ans de la collection Aire Libre, Denis Lapière offre au dessinateur Olivier Grenson un récit émouvant et juste.

Que la bande dessinée de Preteseille soit une exploitation du personnage de Fantômas dans un but de dénonciation du monde artistique, admettons. Mais qu'elle soit également l'adaptation la plus convaincante du personnage, avouons que c'était plutôt inattendu.

La sorcière bien aimable de Clarke et Gilson a désormais treize balais et seize ballets. Si le sort s'acharne cependant, ce n'est pas sur elle mais sur sa copine Cancrelune. Une sympathique série comique, saine alternative à Harry Potter.


Faite à partir de papier recyclé et à base d'encre propre, cette BD écolo-comique ne fait rire que les industriels du papier et le syndicat professionnel de l'imprimerie.

Arawn est le fils non désiré d'une union forcée, et vu qu'on lui a bien fait sentir toute son enfance, il est devenu seigneur des enfers.



Rongée par la perte de son fiancé victime de la guerre civile, Marie décide de s'embarquer dans l'exploration interplanétaire, pass'qu'y en a vraiment trop marre de cette planète pourrie !

Quand des pinceaux aussi virtuoses rencontrent une plume si attentionnée, il ne peut résulter de ce genre de fusion artistique qu’une composition globalement remarquable.

A première vue, ça a l'air complètement naze. En vrai, c'est bien. La vie nous réserve parfois des surprises, figurez-vous.

Au bout de quinze ans d'existence, le personnage de Tony Stark est enfin confronté à un adversaire digne de ce nom : son mini-bar. Ou plus exactement (il est milliardaire) son maxi-bar.

Une bande-dessinée historique, à la fois dans son propos et pour son importance dans l'histoire du neuvième art. Epique, grandiose, romanesque, haletant... bref : un chef d'oeuvre.

L'étau se resserre dans ce deuxième tome. Bons sentiments et clichés sont de la partie, mais la série a un bon fond, et peut s'envoler dans le troisième opus.


Drôle de week-end pour cette jeune femme qui, alors qu'elle s'enfonce inexorablement dans la déchéance, va trouver suffisamment de force pour se reconstruire.

Conte rude et poétique, rêve éveillé plus vrai que la réalité, Lucille est un formidable récit tout en images du passage de l'adolescence à l'âge adulte, débordant d'humanisme et de sincérité.

Partie d'une histoire certainement très intéressante mais fort complexe, les auteurs pêchent par manque de clarté et se débattent avec leur intrigue.

Malheureusement, Tonino Benacquista est un peu comme Dieu : peu de gens croient encore en lui et il manque d'idées. Si seulement il savait à qui s'adresser !