Au-delà des mers
Lire Kokor, ce devrait être remboursé par la sécurité sociale tellement ça fait du bien.
Au-delà des mers figure parmi nos BD les mieux notées.
Si je vous dis que Kokor rime avec poésie, vous allez penser qu’il faut que je révise mes cours de français en profondeur. Je vous répondrais de lire Supplément d’âme et Au-delà des mers et vous comprendrez sans difficulté où j’ai voulu en venir.

© Futuropolis 2015.
Alors que l’humanité célèbre sa nouvelle doyenne après la disparition du béninois Papadouh Yéyé à l’aube de son 149ème anniversaire, au Havre, quelques personnes s’apprêtent à fêter l’anniversaire du plus vieil habitant de cette planète : Matelot, un poisson, veuf de sa compagne depuis le jour où ils ont marché pour la première fois sur Terre, il y a plusieurs millions d’années.
Alain Kokor est auteur de bande dessinée, certes, mais c’est aussi un poète. Car, pour faire, d’une histoire d’amitié entre un poisson vieux de milliers d’année et une jeune fille en pleine crise d’adolescence, un récit captivant, il faut un certain talent. Et Kokor le possède.
De la douceur, une certaine joie de vivre, de la bonté, un poil de tristesse et de mélancolie, ses albums ne sont pas seulement jolis parce qu’ils sont bien dessinés, il en ressort des valeurs humanistes et d’amour par vagues entières. Et les quelques grincheux qui s’y trouvent se font balayer par ce bonheur.
Lire Kokor, ce devrait être remboursé par la sécurité sociale tellement ça fait du bien.





