5.5/10Spider-Man - Le Cauchemar

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 05/04/2012
Notre verdict : 5.5/10 - Selon le sens du toile ! (Ecrivez votre critique)

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Avec sa nouvelle version au cinéma, Spider-Man va être au cœur de l’actualité comics. C’est l’occasion pour les retardataires ou les amoureux du tisseur de remettre la main sur certains moments phares de sa vie de monte en l’air. L’un de ces recueils justement nous plonge dix ans dans le passé. Les premières planches sont parues en 2002 et les dernières en 2004. Qu’avons nous à nous mettre sous la dent à ce moment là : du Bouffon Vert, du Venom et de l’Octopus. Classique mais chez Spidey, cela peut devenir culte. Pour tenter de transformer l’essai, deux artistes : Humberto Ramos et Paul Jenkis. Le premier officie au crayon et son style entre manga et comics est aisément reconnaissable. Les plus aguerris se rappelleront ses dessins sur Gen13 tandis que les amateurs de bande dessinée se souviendront de leur lecture sur Kookaburra K. Jenkis, de son côté, a travaillé avec Ramos sur Révélation mais il a aussi œuvré seul sur divers projets comme les Tortues Ninja, Sentry ou encore Wolverine les origines.


Le Bouffon a toujours le mot pour rire !
C’est ainsi que notre héros favori se retrouve dans cet album qui peut se diviser en trois chapitres. Chaque partie a le droit à un méchant différent et emblématique. Le background de Spider-Man se déroule lorsque Marie Jane, la femme du tisseur, est encore à Hollywood. Cependant, la belle rouquine reviendra affoler tous les sens de notre héros. Ce dernier, sous son identité civile de Peter Parker, donne d’ailleurs l’impression de vivre dans une série télé façon Friends ou How I met you mother.  En effet, si l’on exclut les quelques moments de doute et de peur liés à ses ennemis, il est entouré de voisins excentriques qui vivent que pour squatter les uns chez les autres et faire des barbecues. La palme reviendra d’ailleurs au voisin néo-zélandais qui est aussi balourd qu’attachant.

Côté ennemis, c’est du classique. On commence avec le Bouffon Vert dont la trame est trop classique pour vraiment nous accrocher. Il va cependant réussir à impliquer Flash Thomson dans l’intrigue. Venom sera plus amusant surtout grâce au lien qui unit Peter, Eddie et le symbiote. La recette fonctionne d’ailleurs à merveille grâce à toute l’ambigüité de cette relation et le côté enquête que suit cette intrigue. Le Docteur Octopus fera dans le classique et son seul mérite sera d’impliquer dans un conflit politique tendu. En résumé, les différentes intrigues sont globalement classiques (sauf peut-être Venom) et la vie civile loufoque de Spider-Man contraste trop pour soutenir le fond plus grave que l’auteur pourrait donner.


Quoi de neuf Docteur ?
Cette impression s’en ressent graphiquement avec ses expressions et ses corps exagérés qui loin de rendre les personnages plus extrêmes comme dans X-Men Xenogenèse. Cependant, certaines choses sont tout de même très agréables comme les effets des flashbacks qui montrent tout le talent de Ramos ou encore son travail sur Venom. Le vilain y apparaît bestial et violent et chaque partie de son corps semble douée de vie. Ses combats avec Spider-Man sont les plus spectaculaires. Nous sommes dans la stratégie contre l’instinct. Cette dualité change de l’aspect bagarre de rue qui ressort des combats avec le Bouffon ou Octopus.

Cet album satisfera les curieux et les amateurs d’un Spider-Man bout en train. Cet album est un peu comme une série comique avec en toile de fond un super-héros. Il aurait bien eu sa place à Sunnydale par exemple pour faire des blagues avec Alex. Ceci dit, avec autant de style et des ennemis trop classiques dans leur traitement, cet album divisera les opinions. En même temps, notre bon ami Spider-Man a toujours aimé la controverse.

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