6.5/10Sherman - Tome 5 - Les ruines. Berlin

/ Critique - écrit par plienard, le 06/03/2012
Notre verdict : 6.5/10 - Il était une fois ... Sherman (Ecrivez votre critique)

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Dans le cinquième tome et avant-dernier album de la série, Jay Sherman est toujours à la recherche de la vérité et de celui qui veut le détruire. Ses soupçons se portent désormais sur Klaus Dimitar qui vient de tenter de le tuer dans le métro (voir le quatrième tome). Mais le nazi reste introuvable et Jay et ses amis n’ont pas encore toutes les cartes en main.


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La plongée dans le passé de Jay Sherman continue. Si dans les épisodes précédents, on a pu voir que l’homme était plutôt entreprenant et pas très regardant sur les moyens à utiliser pour faire fortune, la guerre et les inimitiés qu’il a accumulées commencent à apporter leurs lots d’ennuis. Jay n’est plus entièrement maître de ses actions et se voit obligé d’accepter le marché des nazis sur le transfert du trésor des juifs et est impliqué, bien malgré lui, dans le projet de leur extermination.

Si on approche un peu plus de la vérité, cet album n’est pas encore celui qui révèlera l’identité du (des) comploteur(s), pas plus que les raisons qui le(s) pousse(nt) à cela.
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C’est l’occasion de dévoiler un peu plus le passé de J. Sherman et surtout de le faire passer enfin pour victime. Les moyens qu’il a employés pour réussir font de lui un profiteur, un homme sans morale. Mais il est maintenant emprisonné dans le monde qu’il a créé et ce n’est plus lui qui décide réellement. Ce changement de perception du personnage se fait naturellement. Et si, dans les premiers tomes, on pouvait ne pas apprécier l’homme, on commence, ici, à avoir un peu plus d’empathie pour lui.

Le duo d’auteur est bien sûr toujours le même : Desberg et Griffo, gage d’une certaine homogénéité dans les albums. Pourtant, dans les dix premières pages, on s’étonne du peu d’attention que le dessinateur a apporté aux visages. La remarque vaut essentiellement pour la séquence concernant la réunion des officiers nazis qui mettent en place le processus d’extermination dans les camps de concentration. Chaque visage semble mal dégrossi. Au vu de la qualité habituelle du dessinateur, on voudra y voir une façon de montrer son dégoût pour ces personnages, aux traits grossiers, aux sales gueules.

Au bout de l’album, on sent poindre quelques vérités non encore dévoilées. Les auteurs réussissent à nous tenir en haleine en titillant notre pouvoir de déduction. Et la véracité à nos pressentiments ne sera vérifiée que dans le sixième album.

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