Dargaud : Achille Talon T2, Circuit Mandelberg, Le maître d’armes

/ Critique - écrit par plienard, le 11/11/2015

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Un vieux milliardaire, un vieil épéiste et un ancien de la vieille, on sait où passent nos retraites ...

Les impétueuses tribulations d’Achille Talon – Tome 2 : Achille Talon a su rester simple – note 6/10

Achille Talon est donc bien de retour après un tome 1 où on a retrouvé un personnage plein de verve dans notre société actuelle. Ce tome 2 marque l’essai définitivement.


©Dargaud édition 2015.

Car si l’environnement a bien évolué, Achille Talon est inexorablement ancré dans une autre époque dans sa façon de s’exprimer. Cela permet quelques situations cocasses et hilarantes. En effet, le talon d’Achille d’Achille est, bel et bien, son talent à s’exprimer (pas facile à placer cette phrase !). Cela lui fait commettre quelques goujateries pour le bonheur du lecteur.

Achille reste fidèle à lui-même, mais à notre époque. Les auteurs parviennent à continuer la magie de ce personnage, mais ils insistent fort sur les textes ce qui essouffle parfois le lecteur. Enfin, un vrai point noir, les couvertures qui n’ont rien d’emballantes. Mais l’habit ne fait pas le moine.

 

Le Maître d’armes – note : 8/10

Bien qu’écrit par Xavier Dorison, dessiné par Joël Parnotte et édité chez Dargaud, le sujet de l’album peut poser question. Le maître d’armes pourrait apparaître comme un énième album du vieux maître qui s’est retiré du monde pour vivre en ermite et qui va voir sa vie monotone remise en question par une vieille connaissance. Il est évidemment la seule et unique personne à pouvoir l’aider contre des ennemis communs. Mais le maître est bien sûr devenu une épave, ivre la plupart du temps mais capable de quelques gestes grandioses qui montrent qu’il n’a pas tout perdu de son art.


©Dargaud édition 2015.

Alors oui, on a déjà lu ce genre de bande dessinée mais non, vous ne serez pas lassé de cette nouvelle histoire. Premièrement, tout cela est bien raconté. Les personnages sont terribles, cruels à souhait. Deuxièmement, tout cela est très bien dessiné et encore je suis en dessous de la vérité. On n’est pas loin d’avoir quelques hauts de cœur à la vue de certaines scènes. Les auteurs ont fait le pari du réalisme et de la réalité crue ce qui fait remuer le lecteur dans son siège.

Pour ceux qui connaissent Le Rêve de Jérusalem, aux éditions Dupuis, on y retrouve le même plaisir dans la folie et la violence des personnages. Et pour continuer dans les parallèles, on retrouve la qualité du coup de crayon de Philippe Xavier, le dessinateur de Croisades.

 

Le circuit Mandelberg – note : 6/10

Gros album aux éditions Dargaud que le circuit Mandelberg. Gros par son nombre de pages – 128 pages – bien sûr, mais aussi par le sujet ambitieux et d’anticipation qu’il traite.


©Dargaud édition 2015.

Denis Robert s’appuie sur des recherches scientifiques sur le cerveau humain pour élaborer ce one-shot ambitieux, mélangeant une société de plus en plus schizophrène gangrénée par les mafias et recroquevillée sur elle-même à une révolution scientifique en marche avec le transfert des souvenirs et des connaissances d’un cerveau à un autre.

C’est dans cet univers qu’on découvre le personnage de Steve Moreira, champion de basket-ball et athlète hors-norme. Il va devoir quitter le club en Turquie pour lequel il joue pour ne pas avoir respecté le deal imposé par la mafia : perdre le match. Mais un mystérieux milliardaire, Paul Netter, a jeté son dévolu sur lui pour une expérience scientifique toute nouvelle.

Dessiné par Franck Biancarelli, dont on a reconnu le graphisme qu'on avait vu dans la série Galfalek (chez Soleil). Malgré un début un peu poussif, l’album est intéressant avec sa profusion d’événements extérieurs à l’intrigue scientifique, enrichissant du coup le récit et amenant le lecteur à la même conclusion de Steve Moreira et qu’il vous faudra découvrir.

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