6/10Casterman : Gueule noire

/ Critique - écrit par plienard, le 16/09/2015
Notre verdict : 6/10 - Au fond du trou

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C'est mineur, c'est noir, c'est normal.

Les récits sur les mineurs sont souvent la source de bonnes histoires profondes et noires, qui touchent à l’âme humaine et à l’humanisme. En titrant leur album Gueule noire, le scénariste Antoine Ozanam et le dessinateur Lelis nous laissent présager du meilleur.


©Casterman édition 2015.

Marcel va connaître son premier jour à la mine. Mineur de père en fils, le jeune homme refuse pourtant d’y voir une fatalité et compte bien échapper à sa condition dès qu’il le pourra. La mort de son père va lui donner cette occasion. Mais il va quitter les bas fonds de la terre pour les bas fonds de Paris. On n’échappe à sa condition.

Avec son style à la couleur directe et sans encrage, Lelis est bien dans le thème de l’album. Cet auteur brésilien signe un album sombre, qui apparaît quelque fois imparfait dans sa finition. Il est parfois difficile de bien appréhender son dessin notamment dans les personnages. Cela est particulièrement flagrant dans la séquence entre le personnage principal, Marcel, qui marque sa désapprobation avec le groupe d’anarchistes. Les visages se suivent et nous perdent. La lisibilité du récit n’en est pas pour autant entaché, mais on ne s’attarde pas sur les cases. Du coup, on lit rapidement, on survole.

Antoine Ozanam est un auteur qu’on commence à bien connaître. C’est un des auteurs prolixes du moment. Chez Krinein, on le suit surtout avec sa série Klaw au Lombard, mais on pourrait aussi citer L’Ombre blanche chez Soleil, Temudjin aux éditions Daniel Maghen ou encore Last bullets qu’il signait déjà avec Lelis dans la collection KSTR de Casterman en 2009. Le récit qu’il nous propose ici est globalement pessimiste et ne laisse présager rien de bon ou aucun espoir pour le personnage principal.

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