Casterman : Femmes en résistance T2, Magasin général T9

/ Critique - écrit par plienard, le 21/11/2014

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Les héroïnes sont à l’honneur chez Casterman avec Sophie Scholl dans le deuxième tome de femmes en résistance et avec Marie pour le dernier tome de Magasin général.

Femmes en résistance, tome 2 – note 7/10

C’est peu dire que ce tome 2 a fait de la résistance à la parution. En effet, cela fait pratiquement 6 mois qu’on attend de découvrir la vie de la résistante Sophie Scholl.


©Casterman édition 2014.

Cette jeune étudiante allemande était avec son frère Hans un pilier du mouvement la Rose Blanche (die weisse rose) en imprimant et diffusant des tracts antinazis. Elle va rencontrer sur sa route, Anna Schaerer, une espionne chargée de découvrir qui propage de tels tracts. Une amitié va naitre entre les deux jeunes femmes. Mais Anna joue-t-elle franc jeu ?

Après Amy Johnson, la britannique, voici Sophie Scholl l’allemande. Toutes deux ont en commun d’avoir combattu les nazis, dans des conditions différentes mais avec le même destin tragique. Le scénario est signé Régis Hautière et Francis Laboutique sur un dossier historique d’Emmanuelle Polack. Le dessin de Marc Veber reste un peu figé, mais le style utilisé donne une ambiance historique intéressante. Il connaît d’autant mieux cette ambiance qu’il est le dessinateur de Boro, reporter photographe, une bonne série adaptée du roman de Dan Franck et Jean Vautrin qui se passe dans les années 30 en Allemagne.

 

 

Magasin général, tome 9 – note 6.5/10

La jolie série, pleine de douceur de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp prend fin avec ce tome 9, toujours chez Casterman. 128 pages sur l’histoire d’un village canadien où la camaraderie et l’entraide ne sont pas des mots vains. Et pourtant, les habitants de Notre-Dame-des-Lacs n’ont pas été épargnés par les incongruités de la vie aptes à remettre en cause l’ordre et la morale établis : Marie est une femme veuve qui tient le magasin général et vit (amicalement) avec Serge. Partie à Montréal, elle revient avec un polichinelle dans le tiroir. Mais qui est donc le père ?


©Casterman édition 2014.

Après trois tours d’élection, le village n’a toujours pas de maire. Il en restera ainsi.

Le curé après une sorte de burn-out ne veut plus faire la messe. Il finira par changer d’avis, en partie.

Ce neuvième album commence avec un village en pleine ébullition. Les habitants nagent dans une sorte d’excitation bienheureuse. Les femmes sont revenues d’une escapade à Montréal (voir tome 8 – Les femmes) avec toutes sortes de tissus. Elles se préparent une belle tenue pour le retour de leur homme parti pour l’hivernage. Et puis il y a la grossesse de Marie qui arrive bientôt à terme et le bateau du vieux Noël qui doit être inauguré pour la Saint-Jean. Et le curé, Réjean, qui semble encore préoccupé.

Il y a toujours plein de belles choses à vivre avec les habitants de Notre-Dame-des-Lacs avant de les laisser vivre leur vie tranquillement. C’est un album de bons sentiments où l’entraide, l’amitié et l’amour sont au détour de chaque page. Une sorte de bonheur diffus chez chaque personnage, teinté de pudeur et de timidité.

On dit que la grossesse est un moment de bonheur particulier chez la femme. Elle irradie une sérénité peu commune. À l’image du bonheur que dégage Marie, c’est aussi le cas, ici, de cette série, avec cet album final, qui est l’enfant de Régis et Jean-Louis. Leur grossesse aura duré 9 ans pour 9 albums. Et comme il se doit nous avons droit à un album souvenir à la fin de la série.

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