Delcourt - Ultramega, 1949, Deathbringer, Rat City et Dr.Brain
Bande Dessinée / Critique - écrit par Canette Ultra, le 15/06/2026On varie les univers et les plaisirs.
Ultramega - Tome 2 - note : 6/10
Hop hop hop, je suis ultra à la bourre sur ma revue d'Ultramega tome 2 de James Harren. Il faut dire qu'après une sortie en 2022, il avait fallu attendre 3ans avant la suite. L'attente en valait-elle ultra méga le coup ?
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On retrouve notre héros qui a découvert ses pouvoirs d'Ultramega et qui incarne donc le futur de l'humanité. Il va devoir apprendre à maîtriser ses pouvoirs et dans le même temps, on va en apprendre davantage sur l'univers d'Ultramega, la culture du monde Kaiju et les enjeux qui ont précédé le premier tome et tout le toutim.
Il faut bien être réveillé car ce n'est pas facile à suivre. De l'info dans tous les sens et des perso à tour de bras, il faut s'accrocher. Idem pour les visuels qui partent encore plus dans la démesure que ce soit sur les tailles, les formes ou les actions. Il faudra s'y reprendre parfois à deux fois pour bien saisir ce qui se passe.
Ultramega est donc ultra méga généreux mais peut-être un peu trop. C'est comme un bon plat servi copieusement, on a besoin de faire des pauses pour souffler. Mais on peut dire que malgré cela, Ultramega a à cœur de proposer du contenu quitte à en faire trop !
1949 - note : 8/10
On change de monde avec 1949 de Dustin Weaver, un artiste que certains connaissent via Star Wars Vector ou encore SHIELD. Ici, nous restons sur Terre mais on garde une notion d'enquête et de secret comme nous allons le découvrir avec la lieutenant Blank.
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Le jour, elle est chargée d'attraper un tueur. La nuit, elle vit 200 ans dans le futur. Un postulat intéressant surtout que nous allons découvrir que les deux vies de Blank ne sont pas sans liens.
On oscille donc entre les USA de 1949 et les USA du futur où une certaine classe est toujours de mise. Nous sommes dans une ambiance polar noir mais avec un brin de SF. On est donc complètement embarqué dans 1949 et on ne décrochera pas tant que l'on ne saura pas la fin.
On en vient à regretter le côté one shot du récit car cela oblige un peu l'auteur à presque précipiter sa fin. On aura sûrement gagner à avoir une histoire en deux tomes tant l'univers proposé et l'intrigue sont riches. De même, cela nous aurait permis de profiter davantage des planches de Weaver qui sont un régal pour les yeux et pour l'imaginaire.
Deathbringer - note : 7.5/10
Dans cet article, je change radicalement d'univers à chaque fois. Ici, direction la dark fantasy avec un one shot d'Ismaël Legrand. Quand on dit Dark Fantasy, imaginer un truc bien sombre qui trônerait fièrement à côté de Berzerk. Donc pour Deathbringer, nous sommes pour lecteur très averti.
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Meurtre, viol, torture, mutilation, j'en passe et des meilleurs pour Deathbringer où le monde semble se précipiter vers sa fin. Dans cet univers très médiéval empreint de magie, nous allons suivre deux personnages dont les destins semblent liés : d'un côté une jeune femme au visage à moitié brûlé qui est un officier de l'inquisition locale. Elle va découvrir ses origines entre deux actions sanglantes de ses maîtres. De l'autre, un mystérieux guerrier aussi solitaire que muet qui erre sur les terres dévastés en passant par le fil de l'épée les créatures malfaisantes et autres monstres.
L'univers est sombre, intriguant et on a une esthétique fort sympathique. Mais outre la dureté de certains passages, c'est la cohérence de l'ensemble qui sera douteux. Personnages parfois super forts et dotés de pouvoirs qui sont comme impuissants sans raisons. Violence parfois gratuites dans l'histoire sans que cela servent outre mesure l'intrigue et qui va même renforcer ce sentiment d'incohérence vis-à-vis de certains personnages.
On découvre un univers qui a ses qualités, des dessins qui sont également de qualité mais dont l'ensemble manque parfois de corps. Deathbringer reste tout de même un œuvre de dark fantasy qui saura séduire les amateurs de ce genre et qui ne demande qu'à être découvert.
Rat City - note : 7/10
On change d'univers à nouveau et avec Rat City, le titre comme la couverture vont vous rappeler un personnage bien connu des comics. Si je vous dis que derrière le scénario d'Erica Schultz et les dessins de Ze Carlos, nous trouvons Todd McFarlane. Si vous avez pensé Spawn, c'est gagné comme dirait une célèbre exploratrice et on plonge dans un futur tout en cybernétique et en rudesse.
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Todd aime les soldats avec des gros muscles, des gros flingues et où la technologie n'a d'égal que la duplicité de certains personnages prêts à tout pour rouler dans la farine les mercenaires talentueux.
C'est tout à fait ce qui va arriver à Peter Cairn, soldat qui va perdre ses deux jambes et qui va se retrouver à galérer avec ses nouveaux membres cybernétiques dans une société qui semble vouloir lui rouler dessus. Mais un brin de magie va se glisser dans les nanites et les jambes qu'il possède et le voilà devenu… Cyber Spawn ! Bon, ok, c'est moi qui le dit comme ça mais nous sommes clairement dans un futur parallèle né des pouvoirs de Spawn qui vont faire écho dans l'espace et le temps.
Mine de rien, malgré des ficelles archi connues et encore plus quand on est fan de Spawn, on passe un bon moment grâce à l'action non-stop et les dessins qui ont de la gueule.
Alors, oui, c'est classique mais c'est plaisant et on a envie de connaître la suite des aventures de Peter.
Dr Brain - Tome 2 - note : 8/10
C'est en 2023 que j'ai découvert le Dr.Brain de Hong Jacga. j'ai alors découvert Sewon, prodige de la neuroscience et capable d'aller fouiller dans le cerveau des gens pour résoudre des enquêtes. Un premier tome haletant avec des surprises jusqu'au bout. Dr Brain, c'est aussi un série mais je n'ai absolument pas regardé la production disponible sur Apple TV. Le tome 2 est là et c'est l'occasion de retrouver Sewon pour une autre enquête.
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Nous serons vite sur le sol coréen pour ce second tome et Sewon ne va pas manquer d'occupation puisqu'il faudra contrecarrer un groupuscule mystérieux et meurtrier. Sewon sera vite au cœur des intrigues et nous aurons donc des fans aux motivations obscurs, la rencontre d'ancien amis et plein d'autres choses qui, comme un puzzle, vont s'imbriquer entre elles pour notre plus grand plaisir.
Ce n'est pas toujours évident à suivre, pas toujours super clair mais on ne peut pas s'empêcher d'être pris dans ce tome qui révélera des passages touchants et/ou qui donneront à réfléchir sur les relations humaines.
Un excellent tome et j'espère qu'une suite arrivera vu le plaisir que Dr Brain procure tout au long de sa lecture.