Dargaud : Palmer dans le rouge, Bellatrix T3, Elle ne fait pas son âge ...

/ Critique - écrit par plienard, le 21/11/2025

Larcenet, Leo et Cestac sont à l'affiche chez Dargaud ... quoi de mieux ?

Palmer dans le rouge – note : 8/10

Jack Palmer est de retour pour une nouvelle enquête dans les vignobles bordelais. La fille des propriétaires du domaine Grolo-Laglotte a mystérieusement disparue alors qu’elle devait se marier prochainement. Sa lettre expliquant qu’elle ne veut plus épouser son richissime américain, a affolé ses parents : comment vont-ils sauver le domaine de la faillite ? Son oncle, Ange Leoni, va alors contacter son ami, jack Palmer, pour qu’il enquête discrètement, le futur mari n’étant pas encore au courant.


© Dargaud 2025.

 

Si René Pétillon nous a tragiquement quitté le 30 septembre 2018, il a cependant laissé un scénario quasi-complet que Manu Larcenet a accepté de dessiner avec enthousiasme. On y retrouve sa faculté à croquer les buveurs invétérés (voir Chez Francisque) et son sens de l’humour graphique.

Pétillon se moque avec délectation du culte entretenu autour des domaines avec ces personnages imbus d’eux-mêmes, des trafics et des experts. Palmer débarque dans cet écosystème avec son innocence et sa maladresse et va quelque peu les bousculer. Ange Léoni, personnage caricatural du Corse, vient lui-aussi semer le trouble dans le vignoble.

Cet album est une bonne cuvée avec cet assemblage Pétillon-Larcenet qui offre un joli bouquet d’humour avec des longueurs de rire et de caricatures. L’abus de lecture de ce genre de BD est conseillé !

 

Bellatrix – Episode 3 – note : 7.5/10

Kim et Manon ont été envoyées sur la planète Bellatrix pour protéger une femme politique de groupuscules obscurantistes. Elles opèrent incognito, comme une force de casques bleus. Mais les mésaventures s’enchainent sans cesse et mettent en péril leur mission. N’ayant plus aucun contact avec le vaisseau spatial qui les a amenés ici, elles sont livrées à elles-mêmes.


© Dargaud 2025.

 

Dans ce troisième tome, elles vont devoir affrontées une bande de criminels pour sauver une famille, et échapper à la police après avoir délivrer Leda, la sœur d’Adler, d’une secte ayant pignon sur rue. Un épisode durant lequel Kim va sortir de ses gongs et passer à tabac les tortionnaires de la jeune fille. Et à l’instar des moments difficiles qu’elles traversent, des instants plus joyeux se déroulent avec des gens accueillants, prêts à les aider. Mais tout ce qui leur arrive n’est pas seulement le fruit du hasard. De mystérieux personnages œuvrent dans l’ombre. Est-ce pour les aider ou les empêcher de réussir leur mission ?

Derrière son œuvre de science-fiction, Léo raconte notre société et de l’infime fil sur lequel elle repose avec d’un côté l’autoritarisme et l’obscurantisme religieux et de l’autre la liberté et l’ouverture d’esprit. Et avec son personnage de Kim, il pose la question de savoir si on doit toujours garder sa contenance face à l’horreur. 

Son dessin fixe et ses décors parfois très épurés s’opposent aux bestiaires incroyables et aux paysages incroyables qu’il est capable d’imaginer. Leo raconte notre monde tout en nous emmenant littéralement dans un autre univers.

 

Elle ne fait pas son âge mais bien d'autres choses – note : 8.5/10

Noémie, l’avatar de papier de Florence Cestac, a parcouru toutes les époques de notre vie. Si elle a rencontré quelques démons à plusieurs reprises : le démon de midi, d’après-midi, du soir, et de mamie …. Noémie est le reflet de notre société et depuis 1977, année de sa création, elle a rempli les pages de quelques magazines de BD – Pilote, Spirou, L’Echo des savanes, Fluide glacial, Casemate – et féminin comme FEMME MAJUSCULE.


© Dargaud 2025.

 

Des saynètes de 1 à 4 pages regroupées dans cet album et qui montre, au combien, que le combat n’est pas terminé et surtout qu’il reste d’actualité. Une manière de dire aussi de Florence Cestac est indémodable.

 


Les couvertures des 3 albums - © Dargaud 2025.