7.5/10Travis - Tome 8 - L'Or bleu

/ Critique - écrit par Kei, le 10/03/2008
Notre verdict : 7.5/10 - Yabon (Ecrivez votre critique)

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Travis fait un retour en grande forme dans ce tome 8 qui remet sur le tapis flingues, pépées, vaisseaux spatiaux et gros méchants pas beaux.

Après une fin de volume 7 (et de cycle deux) en demi-teinte, revoilà Travis, le jeune, beau, fort et intelligent sauveur du monde dans un nouvel opus intitulé l'Or bleu. Un volume qui renoue avec le style des premiers volumes et qui laisse augurer du meilleur pour la suite.

Le second cycle des aventures de Travis avait vu le coming out de celui-ci, révélant à tout le monde son statut d'agent ultra-secret au grand cœur. Malheureusement pour lui, la règle c'est la règle et en dépit de ses excellents états de service, la fondation Levallois se voit obliger de le retirer de la liste de ses "employés" sous peine de voir sa structure exposée au grand jour. Travis se recycle donc dans son activité principale, le fret spatial, en compagnie de l'Oncle Ted. Mais avec une réputation de balance ayant magouillée dans des choses bien louches, il n'est pas facile de décrocher des contrats. Et notre jeune premier sombre dans l'alcool. Jusqu'à ce que les bases lunaires soient contaminées par un virus relâché par Harry Hausen, ex-employé des cyberneurs, et que toutes les navettes soient réquisitionnées pour approvisionner l'espace en eau potable. Une occasion sur laquelle se jette Vlad qui y voit la possibilité de se venger de Harry et de remettre la main sur son compagnon d'infortune, Pacman.

Après le beau gosse sauveur du monde et l'agent secret de première classe, voici venir le looser alcoolique et dépressif. Une condition nouvelle qui va permettre au héros de retrouver la niaque à la première occasion de castagne et qui procure aux scénaristes une excellente base pour reprendre la baston spatiale entre héros bodybuildés et sur-armés et gros méchants tout aussi bodybuildés et sur-armés. Ajoutez à cela une bonne couche de morts en sursis (une bonne couche valant environ 500 000) et des euros se baladant en sacs de cinquante millions et vous aurez tout ce qu'il faut pour prendre son pied dans un délire de série B ciselé par des auteurs aux mieux de leur forme. Les dialogues retrouvent dans ce début de cycle leur catch phrase percutantes, les dessins sont magnifiques (la première case de l'album en met plein les yeux) et la narration plus cinématographique que jamais. Certaines cases sont à relire plusieurs fois tant la manière de raconter l'action est bien pensée. Certains réalisateurs seraient bien inspirés de jeter un œil sur cette série pour un petit cours particulier.

Après les platitudes du second cycle, on est heureux de retrouver un scénario un peu plus compliqué, plus retors. Un scénario qui fasse devenir chèvre les personnages et qui surprenne le lecteur. On en arrive même à apprécier les bases jetées dans la très longue introduction que constitue le second cycle. On en vient presque à attendre un probable retour de Kemal et de Baxter & Martin dans un des cycles suivants, ce qui permettrait aux auteurs de capitaliser le travail fait sur les tomes 6.1, 6.2 et 7. Un retour d'autant plus plausible que l'on voit ici le retour de Transgenic, l'une des deux méga-corporations du premier cycle, via une navette spatiale détournée. Tous les éléments sont là, il ne reste plus qu'à faire monter la sauce qui prend déjà très bien dans ce premier volume.

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