9/10Spider-Man - La dernière chasse de Kraven !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 30/06/2012
Notre verdict : 9/10 - Un bon gibier ! (Ecrivez votre critique)

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Spider-Man se décline à toutes les sauces et tout à chacun a déjà lu/vu/entendu une aventure de l’homme araignée. Il faut dire qu’il en a vécu un paquet mais au milieu de toutes ses péripéties, quelles sont celles qui peuvent survivre à l’épreuve du temps ? Notre héros est si ancien qu’il aurait pu tomber dans la routine des milliers de fois. Si cela lui est déjà arrivé, il a cependant su rebondir à chaque fois et nous montrer ce qu’il avait dans les tripes. On repense par exemple à l’arrivée de Todd Mac Farlane sur la série ou encore à son costume noir. Puisqu’on en parle, l’une de ces histoires implique ce fameux costume et un personnage qui a su se faire un nom chez Spider-Man : Kraven. Le chasseur le plus redoutable du monde a, en 1987, poursuivi notre tisseur préféré dans une partie de chasse qui est culte. C’est l’occasion rêvé pour les fans d’hier et d’aujourd’hui d’en apprendre plus sur ce moment clé de la vie de Spider-Man. Aux commandes de cette réédition, nous avons Jean Marc De Matteis qui plus tard s’illustrera sur la saga du clone. Il est notamment accompagné du dessinateur Mike Zeck qui a déjà travaillé avec De Matteis sur Captain America et qui a su s’exercer à un récit plus sombre avec le Punisher.


Les présentations sont faites !
Cet aspect est important car devant la simplicité apparente du pitch se cache des ressorts plus grandioses. Kraven, humilié une énième fois par Spider-Man, décide de faire un baroud d’honneur pour laver son nom et prouver sa valeur. Il monte un plan particulièrement tordu pour chasser l’homme araignée. Le plan de Kraven ne repose pas sur la simple mort du héros. Il veut déconstruire l’image du Tisseur, prendre possession de sa victime psychiquement. Cependant, cette quête se fait dans la folie pure et Kraven s’enfonce dans une spirale de démence remarquablement décrite. Spider-Man n’est pas le héros de cette aventure, il est en quelque sorte le méchant de l’aventure (pour Kraven en tout cas).


Vie ma vie de Spider-Man ?
Graphiquement, on retrouve le style de l’époque mais les choix effectués jouent sur l’obscurité et une violence démente. Kraven vit dans l’ombre, il bondit pour dévorer ses proies et même Vermine, pourtant très animal, est dépassé par cette bestialité.

Un album culte où Spider-Man n’est pas le personnage principal tout en étant le centre des attentions. Que ce soit Mary Jane ou Kraven, tout le monde s’intéresse au sort du tisseur. Du début à la fin, le thème de la folie est bien amené et l’ambiance de cette album prouve que Spider-Man peut, à l’instar de Batman, évoluer dans un univers sombre et aux limites de la démence.


Je n'imagine pas le prix du teinturier !!!!!

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