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6.5/10Mara - Tome 3 - L'effrayant visage de la Vérité

/ Critique - écrit par Maixent, le 12/04/2014
Notre verdict : 6.5/10 - Mara Bathory (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Mara est de plus en plus belle, même si elle reste un peu confuse

La saga Mara continue avec un dessin beaucoup plus affirmé mais une intrigue assez touffue.


Mara et Elisa
Il est fascinant de voir à quel point le dessin de Cosimo Ferri a su évoluer entre chaque album. Si le premier était extrêmement rigide, on arrive enfin à une fluidité au niveau du trait dans ce troisième volume, virage déjà amorcé dans le deuxième. Le dessin s’est enrichi au fil des albums, avec un souci du détail, et un traitement particulier des textures et des dégradés, mais aussi des couleurs qui donnent un très bon rendu sur l’ensemble des planches. La technique est plus affirmée avec un souci du détail et des textures qui apparait dans chacune des planches. De plus l’auteur se permet désormais des angles moins conventionnels qui donnent plus de dynamisme. La lumière également est mieux mise en valeur, même si cela était déjà visible dans l’album précédent. On oscille entre des ambiances crépusculaires ou d’autres beaucoup plus lumineuses, conférant à l’ensemble une symbolique qui participe à l’histoire.

La faiblesse réside maintenant dans le scénario, assez confus. On était dans le 
Mara contre les vampires 
registre ésotérique et l’on se dirige maintenant vers le fantastique avec l’arrivée de vampires. On savait qu’il y avait des trucs pas nets, des secrets enfouis, mais là on a du mal à vraiment suivre tout ça. L’alternance ou la mixité des scènes de sexe avec des scènes horrifiques ne passe pas très bien et frôle parfois le ridicule comme le coup de pied au visage de Mara à un vampire qu’elle effectue sans culotte., ce que même Buffy n'a pas osé.

On comprend tout de même que l’enjeu de tout ceci est l’immortalité, la
Initiation
fabrication d’un elixir permettant de revenir d’entre les morts. Mara et Elisa auraient servi de cobayes, ce qui expliquerait leurs rêves récurrents et leur capacité commune à voir des fantômes. On a aussi une explication un peu vaseuse quant au passé difficile de Mara. Pour que sa résurrection fonctionne il fallait qu’elle souffre ce qui impliquait le massacre de sa famille et qu’elle soit violée, torturée, puis tuée et enfin plongée dans un bain de sang. En gros cela voudrait dire que pour accéder à l’immortalité, il faut passer entre les mains des sadiques que l’on a pu voir dans Hostel, puis être confié à Elisabeth Bathory. On est bien loin du romantisme de Lestat.

On trouve des personnages un peu faciles comme la jeune et jolie Elisa que Mara tente de protéger mais surtout qu’elle initie aux plaisirs. Le personnage de la jeune vierge légèrement effarouchée mais prête à succomber aux attraits du sexe est très courant dans la bande dessinée érotique et on ne peut pas vraiment dire que Ferri renouvèle le genre. Elisa est blonde, fragile, se découvre petit à petit un tempérament de feu et lorsqu’elle est vêtue, ce qui est finalement assez rare porte de petites robes moulantes qui dévoilent ses fesses à chaque mouvement.

La série Mara tend à s’améliorer d’album en album, entrant plus en avant dans la complexité des personnages même si des faiblesses persistent dans ce sens. La qualité du dessin quant à elle est incomparable vis-à-vis du premier album et c’est un délice de découvrir les courbes de la belle Mara avec d’autant plus de détails…

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