8/10Lady Mechanika - Tome 3 - Les tablettes du Destin

/ Critique - écrit par Maixent, le 03/06/2017
Notre verdict : 8/10 - Saga africaine (Ecrivez votre critique)

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Un récit plus aventureux au coeur de l'Afrique et ses mystères

Après deux opus présentant les personnages et une intrigue forte proche de l’univers de Penny Dreadful, on délaisse  dans ce troisième tome la quête principale, la recherche des origines de l’héroïne, pour se  consacrer à une aventure parallèle rappelant plutôt celles de Lara Croft mais sans rien perdre de l'esprit steampunk victorien,  marque de fabrique de la série.


Lady Mechanika

 

Tout commence donc sur les activités annexes de Lady Mechanika, employée par un couple de riches aristocrates pour une chasse au Yéti dans les Alpes. Chasse interrompue par le comportement abject des employeurs, ce qui la pousse à revenir à Londres où Winifred l’attend de pied ferme. Cette dernière, sans nouvelle de son grand père va convaincre notre héroïne de partir à sa recherche. Une véritable quête commence alors qui va les mener sur le mystérieux continent africain à la recherche de la cité perdue d’Enki qui renferme armes et artéfacts magiques dont le plus précieux, la tablette des destinées.

Winifred est alors kidnappée pour pousser son grand-père, le savant Henri Thomsen  à accélérer ses recherches, ce qui nous vaut une très belle poursuite en zeppelin et des scènes rappelant Rocketeer qui se termine par un naufrage dans le désert où elles seront recueillies par une tribu d’Amazones. Pendant ce temps, Henri aligne des cristaux, permettant l’ouverture d’une porte secrète vers les Mystérieuses Cités d’Or. Enfin quelque chose d’approchant. Il y a aussi des combats contre des reptiliens et un rhinocéros et bien d’autres rebondissements. 
Façon Rocketeer

 

Tout cela pour dire que cet arc narratif est plus exotique et héroïque que le précédent. Benitez renoue avec un genre convenu, le récit d’aventure empruntant à diverses références telles qu’Indiana Jones, le Fantôme du Bengale ou encore Dan Brown. On se retrouve face à un foisonnement d’informations et de situations avec des rebondissements, des trahisons, des combats aériens, des paysages épiques, mais sans pour autant que cela soit confus. On ne perd jamais le fil malgré les dialogues compacts et une richesse de chaque instant, toujours avec un sens du détail accru, notamment dans la composition des cases, les décors ou les vêtements des personnages.

Pour quelqu’un découvrant la série, ce tome est cohérent et prenant mais dans la continuité de la série la parenthèse africaine est peut être cependant trop marquée. On a surtout hâte que Lady Mechanika rentre en Europe et poursuive sa quête personnelle.

Au final, ce troisième opus propose une nouvelle direction qui maintient la tension narrative. Donnant plus de corps au récit et aux personnages  et ouvrant sur des dizaines de possibilités qui maintiennent le lecteur en haleine. Et même si l’on est frustré d’attendre encore les problématiques soulevées dans les deux premiers tomes, ce troisième opus reste un plaisir de lecture avec tout son maelström de références et son rythme soutenu.  

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