9/10Lady Mechanika - Tome 1 - Le mystère du corps mécanique

/ Critique - écrit par Maixent, le 26/06/2016
Notre verdict : 9/10 - Woman of Steel (Ecrivez votre critique)

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Une héroïne moderne dans un monde ancien.

Il était une fois un homme qui se promenait dans les conventions de Comics, ce repaire de geeks et autres « déviants » où certains n’hésitent pas à arborer des tenues sorties tout droit de mangas ou de jeux vidéo. Parmi eux des adeptes du steampunk, uchronie qui aurait vu le jour au XIXeme siècle et mettant en avant une révolution industrielle qui aurait perduré, laissant la part belle aux machines à vapeur et aux rouages compliqués. Ce qui se traduit par un style vestimentaire complexe et la possibilité de créer un univers riche et complexe.
Jeune meca en fuite

 

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que l’on voit des auteurs de bande dessinée allant dans ce sens, le style steampunk se prêtant parfaitement à un graphisme des plus percutants. On pensera à la Ligue des Gentlemen extraordinaires, à Ignition City ou Freak Angels de Warren Ellis. Le genre fait des émules mais il manquait une héroïne forte et indépendante, à la fois sexy et intelligente, capable de veiller sur la ville dans l’ombre telle la justicière qu’elle est. Pleine de compassion mais n’hésitant pas à s’attaquer violement à ses ennemis. Et puis Lady Mechanika est arrivée.


Le cirque de Roms

 

Héroïne finalement classique, elle est à la recherche de son passé. Affublée de membres mécaniques dûs  aux expérimentations saugrenues d’un savant fou, mais ne se souvenant de rien, elle est devenue la protectrice de la ville, résolvant les enquêtes les plus complexes grâce à ses talents de détective et ses capacités physiques hors normes. Dans un passé alternatif fictif, notre histoire débute par une nuit de pleine lune, le 13 septembre 1878. Ayant découvert un démon mécanique, notre héroïne tente d’en apprendre plus sur elle-même mais se heurte à celui qui deviendra sa Némésis, Blackpool, inventeur de génie tourné vers le mal. Mais sa réponse est prompte et il se retrouve amputé de la mâchoire. Un an plus tard, une créature hybride, mi femme mi machine meurt sur le quai de la gare de Mechanika, la cité de demain. Il n’en faut pas plus pour que notre détective suive cette nouvelle piste qui pourrait enfin lui dévoiler son identité. Son enquête la mènera sur les traces d’un cirque de Roms qui pourraient avoir des réponses et à recroiser son ancienne partenaire, passée depuis du côté obscur.

Graphiquement irréprochable, avec un sens de la pause et du rythme, l’album
Diable mécanique

 

brille également par le soin apporté aux tenues. Que ce soit dans le cirque, ambiance freak show 1900 ou les choix de toilettes de l’héroïne, tout est traité avec minutie et apporte une cohérence graphique à l’ensemble. S’appropriant cet univers riche qu’est le steampunk, l’auteur fait plus que se servir d’un style, il le vit et réussit à le transmettre. On ressent le professionnalisme de l’auteur à travers les yeux d’une petite fille, houspillant Lady Mechanika pour ses choix vestimentaire quand elle se déguise en femme respectable.

Avec des transformations physiques dignes de Fullmetal Alchemist, et un décor fantastique qui nous plonge dans l’univers sombre de Penny Dreadfull, ce premier tome augure d’une série à succès qui marque profondément le lecteur qui demande à en voir plus. Tout de suite. Maintenant. Allez quoi… 

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